Meher Hajbi
27 Novembre 2019•Mise à jour: 27 Novembre 2019
AA / Bruxelles / Şerife Çetin
Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré, mercredi, que l'alliance a un plan, une volonté et une capacité à protéger tous les alliés.
C’est ce qui ressort de la déclaration de Stoltenberg aux médias, lors de la cérémonie de signature d’un accord entre l’OTAN et la société américaine “Boeing”, pour développer sa flotte d’avions de surveillance et d’alerte, dans la capitale belge, Bruxelles.
Pour le Secrétaire général de l'OTAN, "l’objection de la Turquie et des États-Unis contre certaines stratégies sécuritaires de l'OTAN est une affaire interne sans vouloir communiquer davantage d’explications".
Récemment, Washington s'est opposé à la mise d’une stratégie militaire de l'OTAN pour la Turquie, considérant les organisations terroristes YPG / PKK / PYD comme une menace contre Ankara, ce qui a incité la Turquie à s'opposer à un plan similaire de l'OTAN concernant les pays baltes.
Selon des sources diplomatiques turques, il existe deux stratégies sécuritaires de l'OTAN, l'une relative à la sécurité des pays baltes contre la Russie et la seconde en relation avec la Turquie et les menaces terroristes auxquelles elle est confrontée depuis sa frontière sud.
Ces stratégies sont mises à jour, tous les deux ans, et publiées après l'approbation du Conseil de l'OTAN.
Dans ce contexte, le Conseil a approuvé les stratégies sécuritaires de l’OTAN, préparées récemment, toutefois, Washington s'est opposé au plan de sécurité qui considère les terroristes du YPG / PKK / PYD comme menaces sur la Turquie. D’autres pays ont rejoint la position des Etats-Unis.
Selon des responsables turcs, si le plan de sécurité est publié, les États-Unis seront questionnés pour leur soutien à l'organisation terroriste du YPG/PKK.