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09 Juin 2019•Mise à jour: 10 Juin 2019
AA / Kané Illa
Au moins quatre cent quinze (415) personnes ont été tuées dans des attaques, entre les mois de mars et mai derniers au Mali, ont annoncé les Nations Unies dans une nouvelle publication.
L’annonce a été faite, samedi, dans le rapport trimestriel du Secrétaire général de l’Onu sur le Mali, publié sur le site de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).
«Au total, il y a eu 245 atteintes à la sécurité au cours desquelles 333 civils ont été tués et 175 blessés ainsi que 145 signalements d’enlèvements de civils», a relevé le rapport.
Dix (10) explosions ont, par ailleurs, provoqué la mort de 11 autres civils et blessés 26, a ajouté la même source.
Du côté des forces de défense et de sécurité maliennes, le rapport du Secrétaire général de l’Onu a relevé que 67 soldats ont été tués et 51 blessés dans 35 attaques.
Le même rapport indique que «quatre soldats de la paix ont été tués et 12 blessés» dans 12 attaques ayant visé la Minusma.
Selon le rapport de l’Onu, les attaques ont particulièrement touché des régions du nord (Gao, Ménaka, Tombouctou et Kidal) et des régions du centre (Mopti, Guiré et Koulikoro).
Le Mali a basculé dans la violence en mars-avril 2012 lorsque des groupes terroristes liés à Al-Qaïda ont pris le contrôle de nombre de ses localités.
Délogés en grande partie grâce à une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013, ces groupes continuent à sévir, perpétrant des attaques sporadiques contre les civils et les forces armées, aussi bien maliennes qu'étrangères.
Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.