Esma Ben Said
10 Mars 2018•Mise à jour: 11 Mars 2018
AA/Alger/Karim Kabir
Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), le tchadien, Moussa Faki Mahamat, est arrivé samedi à Alger pour une première visite officielle de trois jours, ont indiqué les médias publics.
Cette visite, la première depuis son intronisation fin janvier à la tête de l’organisation panafricaine, intervient à la veille de la tenue d’un sommet extraordinaire de l’UA qui se tiendra à Kigali (Rwanda) et qui sera consacré au lancement de la Zone de Libre échange continental africaine (ZLECA) », a indiqué vendredi le ministère algérien des affaires étrangères dans un communiqué rendu public.
Au cours de cette visite Moussa Faki Mahamat aura des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, sur «l’ensemble des questions africaines inscrites à l’Agenda de l’Union, notamment les réformes en cours de l’Organisation continentale et son financement », selon le texte.
«Les questions de paix et de sécurité en Afrique constitueront également un chapitre important des discussions au regard des efforts soutenus de l’Algérie en faveur de la préservation de la paix et de la sécurité en Afrique, notamment au Mali et en Libye », ajoute le communiqué.
Il sera également reçu par de hauts responsables algériens, dont le premier ministre, Ahmed Ouyahia, avec lesquels il échangera sur «les questions africaines de l’heure et les perspectives du développement de la coopération avec l’Algérie», précise le communiqué.
Le texte n’évoque pas une entrevue avec le président de la république, Abdelaziz Bouteflika, mais il n’est pas exclu qu’elle ait lieu.
Ancien ministre des affaires étrangères du Tchad, connu pour être un connaisseur de nombre de dossiers, Moussa Faki Mahamat avait été élu en janvier 2017 à la tête de l’UA grâce, entre autres, à l’appui de l’Algérie, selon les observateurs.
Son élection est intervenue avec le retour du Maroc au sein de l’organisation panafricaine, après 33 ans d’absence.
Alger et Rabat se livrent une « guerre d’influence » au sein de l’organisation autour de l’épineuse question du Sahara occidental, d’après les mêmes observateurs.