Nadia Akari
16 Mars 2017•Mise à jour: 17 Mars 2017
AA/Mogadiscio
Le Secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères et du Commonwealth, Boris Johnson, a effectué une visite surprise, mercredi, en Somalie.
Il s’agit de la première visite d’un ministre de l’Occident dans le pays depuis l’élection du président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, le 8 février 2017.
Johnson est arrivé dans la capitale Mogadiscio où des mesures de sécurité particulièrement renforcées ont été mises en place.
En effet, le gouvernement somalien mène depuis plusieurs années une guerre contre al-Shabab, formé en 2004 et adepte de l’idéologie d’al-Qaïda.
Ce mouvement extrémiste a de plus récemment menacé de lancer une guerre sans merci contre le nouveau président somalien, Mohamed Abdullahi Farmajo, et son administration.
« Ma discussion avec Boris était historique. Nous avons discuté de plusieurs questions, y compris de la manière avec laquelle le Royaume-Uni peut aider le gouvernement somalien à éviter la famine imminente » a déclaré Mohamed, en fonction depuis le 16 février dernier.
Le président somalien avait déclaré, le 28 février dernier, un état de catastrophe naturelle nationale, à la suite d’une sévère sécheresse dans le pays.
D’après l’ONU, environ la moitié de la population somalienne, soit 6 millions de personnes, font face à une catastrophe humanitaire sans précédent, une famine, provoquée par la sécheresse, les menaçant.
L’Unicef a également indiqué, le mois dernier, que la famine menace 185 mille enfants en Somalie, à cause de la sécheresse et que ce nombre risque de grimper à 270 mille dans quelques mois.
En outre, au moins 7 909 personnes, en majorité des enfants, sont hospitalisées à travers le pays en raison d’une épidémie de choléra, d’après des statistiques de l’ONU.