Nadia Chahed
24 Octobre 2017•Mise à jour: 24 Octobre 2017
AA/Ouagadougou/Olympia de Maismont
"Garantir la paix et la sécurité pour un développement durable au Burkina Faso: la nécessité d’une réforme du secteur de la sécurité", tel est le thème du forum national sur la sécurité ouvert mardi et qui se poursuivra jusqu'à jeudi à Ouagadougou, la capitale burkinabè.
"Il nous faut faire du secteur de la sécurité un vecteur de renouveau démocratique", a déclaré le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, à l’ouverture du forum.
"Notre capacité à relever les défis qui sont entre autres, l’émergence de nouvelles formes de criminalité transfrontalière, les trafics d’armes, de drogue et d’êtres humains, le blanchiment d’argent et autres manifestations d'extrémisme violent demeure tributaire d’une action conjuguée de nos services chargés des questions de défense, de sécurité, de justice ainsi que celle des institutions sous régionales et internationales spécialisées", a-t-il ajouté.
Kaboré a, en outre, souligné l'importance d'adapter les méthodes de travail au nouveau contexte sécuritaire local, national, régioanl et mondial.
"Notre engagement à cet égard reste plein et entier au sein du G5 Sahel dont l’opérationnalisation de la force conjointe est en cours pour lutter contre le terrorisme au Sahel.Tout en s’appuyant sur nos propres forces, le Burkina Faso entend poursuivre la coopération sous régionale et internationale en matière de sécurité", a-t-il poursuivi.
Le forum regroupe 500 participants dont des représentants des forces de défense et de sécurité, des autorités coutumières, religieuses, des organisations de la société civile, des partis politique- venus des différentes régions du Burkina Faso.
Pendant trois jours, les participants réfléchiront sur trois axes: « identification des défis, menaces et besoins de sécurité », « état des lieux de la mise en œuvre des politiques de sécurité » et « perspectives et recommandations »
Depuis avril 2015, le Burkina Faso est confronté à une menace terroriste inédite. Le nord du pays et ses frontières avec le Mali et le Niger sont régulièrement ciblés par des attaques visant le plus souvent les forces de défense et de sécurité du Burkina.
En août dernier une attaque contre un restaurant de la capitale burkinabè avait fait 19 morts.