Mohamed Hedi Abdellaoui
29 Mars 2016•Mise à jour: 29 Mars 2016
AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco
Les parlementaires absentéistes de l’opposition ont été radiés de la liste des députés, a annoncé la Cour constitutionnelle burundaise, dans un communiqué rendu public, mardi.
Les députés en question, au total 15, ont été élus le 29 juin 2015 sous la casquette de la Coalition des indépendants de l’espoir (Amizero y’Abarundi), une plateforme de l’opposition, mais ils ont refusé de siéger depuis le début de la législature.
«Ces députés sont absents depuis octobre 2015, cela pénalise la représentation de la population au sein de l’Assemblée Nationale. Le bureau de cette dernière a saisi la Cour constitutionnelle pour constater la vacance de leurs places et nous permettre ensuite de procéder à leur remplacement », a déclaré à Anadolu Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale et du parti au pouvoir, CNDD-FDD, (Conseil national de défense de la démocratie-forces de défense de la démocratie).
Les députés concernés ne s’en étonnent pas outre mesure. La loi prévoit que tout député qui s’absente sans raison pendant au moins un quart des sessions ordinaires doit être remplacé. « Nous nous attendions à cette décision, mais nous nous étonnons encore de ce que la Commission électorale nous ait donné des sièges alors que nous n’avions aligné aucun candidat aux élections législatives », a pour sa part déclaré à Anadolu Tatien Sibomana, un des députés concernés par cette décision.
Au total, 15 députés réticents sont à remplacer. La coalition des indépendants de l’espoir avait boycotté tous les scrutins de 2015 après en avoir dénoncé de nombreuses irrégularités. Elle est pilotée par deux figures de l’opposition, à savoir Charles Nditije, président de l’aile non officielle du parti Union pour le progrès national (UPRONA) et Agathon Rwasa, leader historique du FNL et actuel premier vice-président de l’Assemblée nationale.
L’actuelle Assemblée nationale est composée de 121 députés, contre 106 pour la précédente législature. Le nombre des chaises du parti au pouvoir est quant à lui passé de 81 à 86 sièges.