Nadia Chahed
20 Août 2017•Mise à jour: 20 Août 2017
AA/Bujumbura/Yvan Rukundo
Sept personnes ont été assassinées au Burundi au cours de la semaine du 12 au 19 août, a annoncé dimanche l'Organisation Sos-Torture.
Parmi les victimes, figure un membre de la ligue des jeunes affiliés au parti au pouvoir "Imbonerakure", indique l'ONG dans un rapport rendu public dimanche et dont Anadolu a reçu copie.
L'ONG dénonce dans le même rapport les arrestations arbitraires dans différentes localités du pays, notamment, celles de 36 jeunes dans la commune Ruhororo dans le Nord du pays.
L'organisation évoque, en outre, des violations des droits de l’Homme dans les camps de réfugiés en Tanzanie, accusant les autorités tanzaniennes d’agir de plus en plus de manière répressive sans cacher leur volonté de rapatrier les réfugiés Burundais contre leur gré.
Le président tanzanien, John Magufuli, a, récemment, appelé les réfugiés burundais à rentrer au pays. Cet appel a été fait à l'issue d'un entretien avec son homologue burundais, Pierre Nkurunziza.
L'ONG SOS-Torture a été crée au lendemain du carnage commis les 11 et 12 décembre 2015 à Bujumbura par les forces de l'ordre et dont le bilan s'est élevé à une centaine de morts.
Elle vise à informer l'opinion publique aussi bien locale qu'internationale sur les violations des droits de l’Homme commise au Burundi,
Depuis plus de deux ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.
Les violences consécutives à cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 432.000 personnes à fuir le pays, selon le dernier rapport du Haut commissariat des nations UniesCR présenté le 31 juillet 2017.