Abdu Abdelkhrim Saleh
27 Mars 2018•Mise à jour: 28 Mars 2018
AA/ Addis-Abeba/ Abdu Abdelkhrim Saleh
Le Conseil de la coalition au pouvoir en Ethiopie a entériné, mardi, la démission de Haile Mariam Dessalegn des postes de Premier ministre et de président de la coalition au pouvoir, laquelle présentée étonnamment à la mi-février.
La chaîne de télévision locale "ENN" a rapporté que le Conseil de la coalition gouvernementale (le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens, FDRPE), qui mène depuis la semaine dernière des réunions en vue d’élire un chef à sa tête, a approuvé, mardi, la démission de Dessalegn.
Le FDRPE était né, en 1989, de l’alliance de quatre partis politiques, à savoir le Front de libération des peuples du Tigré (FLPT), l’Organisation démocratique du peuple oromo (ODPO), le Mouvement national démocratique amhara (MNDA) et le Mouvement démocratiques des peuples du sud de l'Éthiopie (MDPSE).
Plus tard dans la journée du mardi, la coalition au pouvoir devrait animer une conférence de presse pour annoncer le nouveau chef à succéder à Dessalegn. Le Conseil devrait également émettre des résolutions et élaborer des orientations sur les activités et les défis organisationnels desquels le pays avait été témoin.
Le Conseil représente la plus haute instance dirigeante de la coalition au pouvoir, qui se réunit deux fois par an et se voit confier les principales décisions de la coalition, notamment le choix du chef de la coalition et du gouvernement. Cet organe est composé de 180 membres, soit 45 membres issus de chaque membre du FDRPE.
En Ethiopie, la personne élue par la coalition pour assurer sa présidence, assumera également le poste de Premier ministre, en remplacement de Dessalegn, qui avait annoncé, le 15 février, sa démission abruptement du gouvernement et de la coalition au pouvoir.
Il convient de rappeler que la démission de Dessalegn avait été suivie dans les 24 heures par la proclamation d’état d’urgence pour une période de 6 mois.
Des districts éthiopiens avaient été témoins de protestations et de piquets de grève accusant le gouvernement de les marginaliser et de les exclure politiquement, et réclamant un climat approprié pour les libertés, l’existence et le développement.