Addis Getachew Tadesse
15 Juillet 2016•Mise à jour: 19 Juillet 2016
AA/Addis-Abeba / Addis Getachew
Le Rwanda, le Kenya et l’Ethiopie sont en train de préparer une force militaire pour une intervention au Soudan du Sud, a annoncé, vendredi, un responsable éthiopien.
Le Soudan du Sud a connu, il y a quelques jours, une nouvelle vague d’affrontements, entre troupes gouvernementales et anciens soldats des forces rebelles, qui ont fait des centaines de morts, et faisant craindre le déclenchement d’une nouvelle guerre civile.
Un cessez-le-feu, lancé lundi par le président sud-soudanais et l’ancien chef des rebelles et actuel vice-président sud-soudanais Riek Machar, est en cours.
Le ministre éthiopien de la Communication, Getachew Reda, a déclaré, vendredi, que l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) allait organiser une réunion pour discuter des moyens de rétablir la paix au Soudan du Sud.
«Il y aura un sommet» a affirmé Reda aux journalistes, «l’IGAD a appelé à un cessez-le-feu, mais a également appelé les pays contributeurs de troupes à renforcer une brigade [internationale».
Le ministre éthiopien a indiqué que 14 000 soldats, provenant du Rwanda, du Kenya et de l’Ethiopie, devraient se rendre au Soudan du Sud à la suite d’une requête des Nations Unies.
« [L’ONU] a également appelé à un renforcement du mandat [de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS)], parce qu’elle doit protéger les civils» a-t-il ajouté, notant que le complexe de l’ONU dans la capitale sud-soudanaise Djouba a été attaqué à l’obus de mortier durant les violences.
De violents combats ont éclaté, le 8 juillet, à Djouba, impliquant des véhicules et des armes lourdes tels que des tanks, des hélicoptères et de l’artillerie, et faisant au moins 300 morts et 42 000 déplacés, selon l’ONU.