Nadia Chahed
07 Février 2017•Mise à jour: 07 Février 2017
AA/Bamako/ Moussa Bolly- Mohamed Ag Ahmedou
Réunis, depuis dimanche à Bamako dans le cadre du Sommet du G5 Sahel, les chefs d'Etats des cinq pays du Sahel ( Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie), ont convenu, lundi, de la mise en place immédiate d'une Force conjointe pour lutter contre le terrorisme transfrontalier.
Un communiqué qui a sanctionné la fin des travaux lundi soir stipule "la mise en place immédiate de la Force Conjointe du G5 Sahel en prenant en compte les facteurs suivants: un mandat clair de l’Union Africaine et de l’Organisation des Nations Unies, le financement soutenu de la Force Conjointe et des règles d’engagements clairs en vue de combattre le terrorisme, le trafic de drogue et l’immigration clandestine".
Les chefs d'Etats ont également décidé "la suppression sans délai des visas pour tous les types de passeports, conformément aux dispositions légales en vigueur dans chaque pays", indique le même communiqué dont Anadolu a eu copie.
Ils ont, en outre, décidé d'approfondir "la réflexion sur les modalités de création d’un Fonds de financement des activités de défense et de sécurité".
Sur le plan régional, Ils ont procédé à un examen de la situation sociopolitique qui prévaut en Afrique de l’Ouest et salué l’engagement de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la sauvegarde de la démocratie en Afrique de l’Ouest, et le succès de la médiation ayant conduit à la résolution de la crise post-électorale en République de Gambie.
Le Sommet de Bamako a également été une occasion pour revenir sur la situation sécuritaire dans la région sahélo-saharienne "marquée, d’une part, par la déliquescence de l’Etat en Libye et d’autre part, par la recrudescence des attaques terroristes menées par les mouvements extrémistes, au Nord du Mali, au Burkina Faso, et au Niger.", selon le communiqué.
Le sommet a également connu la désignation du président malien, Ibrahim Boubacar Kéïta, nouveau président l'Organistaion réghionale. Il succède ainsi à son homologue tchadien Idriss Déby Itno.