Nadia Janane
05 Avril 2019•Mise à jour: 05 Avril 2019
AA / Souhir Khraz
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rencontré vendredi à Benghazi, dans l’est de la Libye, le commandant suprême des forces armées libyennes (ANL), le général Khalifa Haftar.
Guterres est arrivé mercredi à Tripoli soit quelques jours avant la conférence nationale qui se tient sous l’égide des Nations Unies entre le 14 et 16 avril à Ghadamès dans le nord-ouest de la Libye.
Accompagné de l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, il s’était aussi entretenu avec le président du Parlement de Tobrouk (est), Akila Salah, selon des médias locaux.
Cette rencontre intervient 24 heures après le lancement par Khalifa Haftar d’une offensive contre la capitale libyenne Tripoli.
Le conseiller en communication de la présidence du Parlement de Tobrouk, Fethi al-Marimi, a déclaré que Salah avait discuté avec Guterres de l’évolution de la situation en Libye, de la récente escalade militaire à Tripoli, du référendum sur la Constitution et des prochaines élections législatives et présidentielles ainsi que des lois qu’adopterait le Parlement après la conférence nationale.
Le commandant suprême des forces armées libyennes (ANL) a ordonné jeudi à ses troupes de marcher sur Tripoli dans le cadre d’une offensive qu’il avait baptisée "opération de libération de Tripoli". Une offensive contrée vendredi par les forces militaires du gouvernement d’entente dans le sud de la capitale.
"Mon objectif est d’éviter l’affrontement militaire et je réitère que seule la solution politique peut résoudre la crise libyenne", a écrit Guterres sur son compte Twitter alors qu’il se rendait à Benghazi depuis Tobrouk.
L’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, avait annoncé l’organisation d’une conférence nationale en Libye avec la participation d’une centaine de personnalités libyennes.
Cette rencontre constitue l’espoir d'une résolution de la crise et une opportunité pour mettre en place de futures élections et unifier les institutions du pays, en proie depuis 2011 à un conflit sur la légalité et le pouvoir entre le gouvernement de consensus à Tripoli (Ouest), reconnu à l’échelle internationale, et Khalifa Haftar, soutenu par le Parlement de Tobrouk (Est).