Salif Omar
04 Mai 2026•Mise à jour: 04 Mai 2026
AA/Niamey/Salif Omar
Le président de la Transition malienne Assimi Goita a pris, lundi, les rênes du ministère de la Défense, après la mort tragique de Sadio Camara tué dans une attaque terroriste.
« Le président de la Transition du Mali, le Général Assimi Goïta, a pris en charge le portefeuille de ministre de la Défense à la suite du décès du général Sadio Camara, survenu lors d’une attaque terroriste », a rapporté l’Agence malienne de presse (officielle).
« Dans ses nouvelles fonctions, le chef de l’État sera assisté du ministre délégué à la Défense, le Général Oumar Diarra, précédemment Chef d’Etat-Major Général des Armées » est-il mentionné.
Toujours selon l’agence de presse officielle malienne, « la nomination du président de la Transition à ce poste s’inscrit dans une logique de continuité du commandement au sein de l’appareil sécuritaire, avec l’appui d’un haut responsable militaire ayant déjà exercé des fonctions stratégiques au sommet des forces armées ».
Le ministre malien de la Défense Sadio Camara a été tué le 25 avril dernier dans une attaque terroriste à Kati, le quartier général de l’armée malienne situé près de la capitale Bamako. Des funérailles nationales ont été organisées le jeudi 29 avril avant son inhumation le même jour.
Le vendredi, le procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire par rapport à l’attaque ayant coûté la vie à Sadio Camara et celles ayant visité d’autres positions des forces armées et de sécurité maliennes.
Selon le parquet militaire, les premières conclusions de l’enquête ont permis d’établir « un faisceau d’éléments solides » indiquant la complicité de certains militaires, y compris des personnels radiés ou en instance de radiation. Ces derniers seraient impliqués dans la planification, la coordination et l’exécution des attaques.
Le parquet évoque également l’implication présumée de certaines figures politiques, dont le docteur Oumar Mariko. L’enquête confirme par ailleurs la participation d’un militaire radié, Alassane Diallo, dit « Abedi », tué lors des combats ayant visé Kati.