Mohamed Hedi Abdellaoui
12 Avril 2016•Mise à jour: 13 Avril 2016
AA/ Bamako/ Moussa Bolly
Un soldat français a été tué mardi, suite à l'explosion d'une mine contre son véhicule dans le nord malien, selon un communiqué de l’ambassade française à Bamako.
Cette nouvelle mort porte à 13 le nombre de soldats français tués au Mali, depuis le déploiement de la mission française en janvier 2013, selon une source militaire malienne qui a requis l'anonymat.
«Le Président de la République (François Hollande, ndlr) a appris avec émotion la mort d’un militaire du 511ème régiment du train d’Auxonne, tué ce matin au cours d’une opération au nord du Mali par l’explosion d’une mine contre son véhicule blindé. Il exprime son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat au service de notre pays », précise le même communiqué, dont Anadolu a eu copie mardi, en fin d’après-midi.
Le nord du Mali est depuis 2012 théâtre de violences perpétrées par les groupes armés qui y sévissent. Ces groupes armés ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée à l'initiative de la France en janvier 2013 et qui est toujours en cours.
Sauf que certaines régions échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, dont les troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), déployée depuis juillet 2013.
La mission onusienne compte près de 11.700 militaires et policiers, selon l’ONU.
La force française Barkhane compte quant à elle 3.500 hommes déployés dans cinq pays du Sahel, à savoir, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.