Lassaad Ben Ahmed
26 Janvier 2018•Mise à jour: 26 Janvier 2018
AA / Desk
La journée de jeudi a été particulièrement sanglante au Mali, où plus de 30 personnes ont péri dans deux attaques distinctes, a appris Anadolu des médias locaux.
L’attaque la plus meurtrière a fait au moins 24 victimes, tous des civils, dont des femmes et des enfants. Il s’agit d'une explosion d’une mine qui a sauté au passage d’un véhicule en provenance du Burkina-Faso à destination de la foire internationale de Boni, dans le centre du pays, a rapporté le site électronique maliactu.
«Le véhicule était parti très tôt du Burkina Faso et a heurté une mine à une dizaine de kilomètres de Boni», a rapporté le média, citant un élu local et précisant que le véhicule a été coupé en deux suite à l’explosion selon des témoins oculaires.
Une source militaire citée par le site électronique a attribué l’attaque à des terroristes qui «utilisent les mines pour semer la terreur».
Une deuxième attaque, a eu lieu également dans le centre du pays faisant sept morts dont deux militaires et cinq assaillants.
«L’armée malienne a annoncé avoir tué cinq assaillants et perdu deux militaires en repoussant deux attaques» au cours premières heures jeudi, ajoute la même source.
C’était dans la localité de Youwarou (centre), où des terroristes ont attaqué une position de l’armée qui est parvenue à les repousser en tuant cinq terroristes et en perdant deux soldats.
Une troisième attaque a eu lieu la même journée sans faire de victimes, à Ngomakoura (également dans le centre), a ajouté le média malien.
Pour rappel, le centre et le nord du mali sont particulièrement marqués par des attaques de groupes armés et échappent relativement du contrôle de l’Etat.
Le Mali fait, d’ailleurs, parti des pays dont la communauté internationale envisage de sécuriser, notamment dans le cadre de la force G5 Sahel, initiée par la France et soutenue par l’Union européenne et les Nations Unies.
Cette force concerne également le Tchad, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso.
Le 31 décembre 2017, à l'occasion des voeux de fin d'année, le président malien Ibrahim Boubaker Keita avait appelé les assaillants à rendre les armes, promettant que les poursuites seront abandonnées contres les personnes n'ayant pas de sang sur les mains.