Esma Ben Said
01 Septembre 2017•Mise à jour: 01 Septembre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
La région du Kasaï dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC) théâtre des violences meurtrières depuis une année est "complètement sécurisée " et sous "contrôle effectif" des forces de sécurité, a affirmé vendredi à Anadolu le vice-premier ministre congolais en charge de l’intérieur et la sécurité, Ramazani Shadary.
De Mars, période à laquelle Kinshasa a lancé des opérations spéciales de l’armée dans la région, à aujourd’hui, les forces de sécurité congolaises ont su "changer la donne dans des provinces du Kasaï-central, Kasaï et Lomami" a déclaré Shadary rassurant que la région n’était plus "une terre de massacre".
Mercredi dernier, le commandant adjoint de la brigade de l’ONU en RDC, le général Bernard Commins a noté des "améliorations sécuritaires" dans le déploiement des casques bleus dans le Kasaï.
La situation sécuritaire devenue "meilleure", le gouvernement a demandé à la commission électorale nationale indépendante (Ceni) de "lancer rapidement et sans hésiter, l’opération d’enrôlement des électeurs" dans les provinces du Kasaï-central, Kasaï et deux territoires de la province de Lomami, a indiqué le chef de la territoriale congolaise.
Déjà effective ou terminée dans 24 provinces de la RDC, cette opération ne l’a pas été dans ces deux provinces et les deux territoires à cause des violences meurtrières impliquant miliciens, soldats et policiers.
Ces violences ont fait plus de 3 300 morts dans toute la région du Kasaï et forcé plus de 1.4 million de personnes au déplacement interne, selon l’ONU et l'Eglise Catholique, plus grande structure sociale en RD Congo.
La commission électorale (Ceni) dont des agents ont été tués et des bureaux incendiés dans ces violences qui avait décidé en mars de ne pas lancer l'opération au Kasaï s'est dite prête "aujourd’hui à lancer l’enrôlement des électeurs dans cette région" a déclaré pour sa part, son président Corneille Nangaa, joint par Anadolu.
Le même responsable a affirmé que la commission a commencé Jeudi à déployer les kits électoraux et va procéder à la formation des agents électoraux dès lundi 4 septembre.
Jusqu’au Jeudi soir ; la Ceni avait déjà inscrits 40, 7 millions d’électeurs dans les 24 autres provinces, selon Nangaa qui a toutefois rappelé que les conditions sécuritaires récentes dans le Kasaï n’ont pas permis à la commission d'organiser des élections d'ici fin 2017 comme le prévoit l’accord de sortie de crise conclu entre le pouvoir et l’opposition le 31 décembre 2016.