Fatma Bendhaou
26 Décembre 2020•Mise à jour: 26 Décembre 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le bilan provisoire du naufrage d’une pirogue motorisée, mercredi dernier, sur le lac Albert dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), est passé de 33 à 42 morts ce weekend après la découverte d’autres corps des victimes, ont indiqué les autorités affirmant que les recherches se poursuivent.
« Neuf autres corps ont été découverts, ce qui ramène le bilan à 42 morts », a déclaré à Anadolu le porte-parole du gouvernement provincial de l’Ituri, Jean-Marie Nyolo, affirmant que « plusieurs dizaines de corps restent introuvables ».
Le naufrage s’est produit à hauteur de localité de kolokoto, en territoire de Mahagi dans la province de l’Ituri frontalière avec l’Ouganda.
Parmi les victimes, figurent des Ougandais et Congolais « qui ont traversé clandestinement les frontières avec des marchandises », a-t-il indiqué, rappelant que les frontières entre les deux pays sont fermées depuis plusieurs mois à cause de la pandémie de la Covid-19.
En plus des conditions climatiques, Janvier Kombe, un responsable local des pêcheurs a déclaré, samedi, à Anadolu que l’embarcation accidentée était « vétuste et mal entretenue ».
La navigation de petites embarcations est interdite la nuit sur les eaux congolaises par les autorités depuis plus d’un, mais cette mesure est régulièrement violée par les transporteurs.
Surcharge des embarcations, manque de bouées de sauvetages pour les passagers, absence de balisage, conditions climatiques ou mauvais état des embarcations … les causes des naufrages sont nombreuses sur les cours d’eau congolais dont le plus important est le fleuve Congo.
Dans un pays qui manque cruellement d'infrastructures routières adéquates, le transport sur les eaux est le plus emprunté par la majorité des 80 millions d’habitants.