Lassaad Ben Ahmed
14 Mars 2018•Mise à jour: 15 Mars 2018
AA/Goma/Fiston Mahamba
Le plus grand parti politique de l'opposition en RDC "Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS" a annoncé, dans un communiqué, la tenue de son congrès les 30 et 31 mars.
Selon le document dont Anadolu a reçu une copie mardi soir, ces assises de deux jours permettront aux membres de l’UDPS d’élire le successeur d'Etienne Tshisekedi, figure emblématique de l'opposition Congolaise, mort en février 2017 à Bruxelles et dont les funérailles n’ont toujours pas eu lieu.
Pour cause, des convergences sur le lieu de son enterrement entre sa famille biologique et politique d’une part et le gouvernement congolais d’autre part.
Initialement prévue le 26 février dernier, ce congrès extraordinaire avait été annulé par le directoire de cette mouvance du Rassemblement (importante plateforme de l’opposition Congolaise) en soutien à la marche pacifique convoquée le 25 février passé par le comité laïc de coordination.
Le communiqué note que la ville de Kinshasa est le cadre qui abritera cette rencontre pour laquelle Félix Tshisekedi, fils de l’opposant décédé est le seul membre de l’UDPS à avoir annoncé sa candidature au poste de la présidence.
- Les candidats se multiplient
Par ailleurs, l'opposant Moise Katumbi, en exil depuis 2016 a lancé lundi dernier depuis Johannesburg (Afrique du Sud), sa formation politique : "Ensemble pour le Changement", portant son projet de société en prévision de la présidentielle de décembre 2018.
Soutenue par les partis politiques Alternance pour la République et le groupe de sept partis de la majorité présidentielle en 2015, cette plateforme prévoit de remporter la prochaine présidentielle.
«Aujourd’hui, nous créons notre mouvement électoral pour changer le Congo. [Ensemble] est un mouvement ouvert à tous. [Ensemble], nous mettrons fin à la dictature et irons gagner les élections », a déclaré Moise Katumbi, lors de la clôture d'un conclave de trois jours.
L’ancien gouverneur de la province du Katanga a également promis de mobiliser avec l’aide de partenaires, 100 milliards de dollars (20 milliards annuellement) pour redresser l’économie Congolaise, une fois élu.
Mardi à Kinshasa, trois partis politiques dont deux de l’opposition et un de la mouvance au pouvoir ont annoncé leur rapprochement pour la création d'une plateforme en prélude de prochaines élections.
Il s’agit de partis dirigés par Jean-Pierre Bemba (ancien vice-président Congolais détenu à la CPI), Vital Kamerhe (ancien président de l'Assemblée National et proche du président Congolais passé à l'opposition) et celui d'Antoine Gizenga (l'un de pères de l'indépendance de la RDC et poids lourd de la majorité présidentielle).
Lugi Gizenga et Adolphe Muzito, deux cadres du Parti Lumumbiste unifié (membre de la majorité présidentielle) ont indiqué qu’une nouvelle plateforme électorale sera bientôt mise en place par leurs structures politiques respectives.
Ils ont annoncé, dans la foulée, la fin de l’alliance électorale avec le parti au pouvoir conclu lors de la présidentielle de 2006.