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11 Août 2017•Mise à jour: 16 Août 2017
AA/Djouba
Les autorités sécuritaires du Soudan du Sud ont libéré, vendredi, 30 prisonniers politiques, dans le cadre de l’amnistie présidentielle décrétée il y a un mois, et ce, à la suite de la pression exercée par les organisations internationales de droits de l’Homme.
Le directeur des Affaires Juridiques du service de la sécurité intérieure (relevant du ministère de la sécurité nationale), Jalban Obaj, a indiqué, dans une déclaration diffusée par la télévision publique, que la libération des prisonniers a eu lieu sans conditions, dans le cadre de l’amnistie générale décidée par le président Salva Kiir Mayardit, en mars dernier.
Il a, entre autres, précisé que le leader religieux Justin Wanawila, ayant passé trois ans en prison, et d’autres éléments appartenant à l’opposition armée dirigée par l’ancien vice-président Riek Machar (résidant en Afrique du Sud), ont bénéficié de l’amnistie.
Le président du Soudan du Sud avait promis de libérer les prisonniers politiques, lors de sa rencontre avec le ministre allemand des Affaires Etrangères, Sigmar Gabriel, qui était en visite à Djouba jeudi.
Les organismes mondiaux de droits de l’Homme, dont notamment Amnesty International, ont fait pression sur le gouvernement de Djouba, pour l’inciter à libérer les prisonniers politiques, que l’organisation considère comme « détenus dans de mauvaises conditions et sans accusation ».
L’Etat du Soudan du Sud, séparé du Soudan après un référendum populaire en 2011, souffre d’une guerre civile entre les forces gouvernementales et les forces de l’opposition, ayant pris un aspect tribal et engendré des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers. L’accord de paix signé en août 2015 n’a pas réussi à y mettre fin.