Fatma Bendhaou
29 Avril 2021•Mise à jour: 29 Avril 2021
AA/ Peter Kum
Des affrontements entre les rebelles du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad) et l’armée tchadienne ont repris depuis mardi et se sont poursuivis dans la journée du jeudi 29 avril dans le Nord-Kanem.
« La junte militaire de N’Djamena a dépêché tôt ce matin du jeudi 29 avril 2021, un hélicoptère pour bombarder » les positions du mouvement rebelle dans le département du Nord- Kanem, a souligné le FACT, Jeudi, dans un communiqué dont l'Agence Anadolu a eu copie.
« La défense anti-aérienne » du FACT « a détruit cet hélicoptère de combat » permettant aux combattants rebelles « de faire une percée fulgurante et d’administrer une cuisante défaite » aux éléments de l’armée nationale tchadienne (ANT).
« A l’heure où nous mettons sous presse ce communiqué, la ville de Nokou, chef-lieu du département du Nord- Kanem est libérée et sous le contrôle total des forces de la résistance nationale du FACT », a relevé le groupe rebelle tchadien.
Le FACT a souligné que « tout aéronef » qui survolerait ses positions et les localités qui sont sous son contrôle, « sera abattu sans sommation ».
Les autorités tchadiennes n’ont pas encore commenté les affirmations relayées dans le communiqué du FACT.
Il faut noter que c’est depuis mardi que des affrontements entre l’armée tchadienne et le FACT ont repris dans le nord du pays.
L’armée tchadienne a envoyé, mardi, de nombreux renforts combattre les colonnes des rebelles ayant trouvé refuge au Niger voisin.
Les médias locaux avaient rapporté que l’aviation tchadienne était entrée en action et aurait détruit quatre pick-up mardi non loin de la frontière avec le Niger.
C’est depuis le 11 avril que les rebelles du FACT ont lancé une incursion sur le territoire tchadien et avaient annoncé être en passe de contrôler la province du Kanem après la région du Borkou-Ennedi-Tibesti (BET).
L'état-major de l'armée nationale avait assuré de son côté avoir mis en déroute ces rebelles au terme des violents affrontements samedi 17 avril. L'armée avait annoncé même avoir fait 150 prisonniers.