Esma Ben Said
07 Novembre 2017•Mise à jour: 08 Novembre 2017
AA/Tunis/Bouazza Ben Bouazza
« Tunis et La Valette ont des intérêts communs pour que la Libye se remette sur pied, recouvre sa stabilité et soit un pays indépendant et souverain géré par ses enfants sans exclusive », a déclaré mardi le président tunisien Béji Caïd Essebsi.
S'exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue maltaise Marie-Louise Coleiro Preca en visite officielle en Tunisie, le chef de l’Etat tunisien s’est dit persuadé que « les Libyens seront à la hauteur de la responsabilité historique qui leur incombe ».
Il a fait valoir que « l’intérêt de la Libye réside dans la recherche d’une solution, sous l’égide des Nations Unies », mettant en exergue « les efforts ardus, mais bénéfiques que déploie dans ce sens, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye », Ghassan Salamé.
« Pour la Tunisie, la solution ne peut être que libyo-libyenne. Il existe une solution à la crise libyenne, mais à l’heure actuelle, elle n’est pas possible », a-t-il dit notant que la Libye est la cible de certains pays et organisations, sans plus de précisions.
Il a rappelé que la Tunisie avait pris une initiative pour résoudre la crise en Libye, en concertation avec l’Algérie et l’Egypte et abrité récemment deux réunions regroupant des responsables politiques et militaires et des notables libyens qui n’ont pas encore abouti à un accord.
Pour sa part, la présidente de Malte a affirmé que La Valette « s’emploie à la recherche d’une solution en Libye pour que la paix soit instaurée dans ce pays, et ce dans l’intérêt des Libyens et de toute la région ».
« Malte s’attache à encourager toutes les parties libyennes à parvenir à une solution de la crise dans ce pays dans les plus proches délais », a-t-elle martelé.