Hajer Cherni
15 Novembre 2020•Mise à jour: 15 Novembre 2020
AA / Tripoli
Les pourparlers au Forum de dialogue direct libyen ont démarré ce dimanche, à Tunis, pour la septième journée consécutive.
Dans une déclaration à l'Agence Anadolu, une source informée au "Forum de dialogue politique inter-libyen" a indiqué sous couvert de l'anonymat, que les discussions ont porté sur la ratification des accords abordés dans les précédentes séances de dialogue, sans donner des détails supplémentaires.
Et d'expliquer que la session d'aujourd'hui a permis de débattre des mécanismes de désignation des postes de président du Conseil présidentiel, de chef du gouvernement, d'autres postes de direction ainsi que les fonctions de l'autorité exécutive.
Concernant la date de clôture, la même source a fait savoir qu'elle est prévue pour aujourd'hui.
Samedi, la mission de l'ONU avait soumis une proposition sur les compétences du gouvernement et du conseil présidentiel qui a rencontré "un accord de principe, mais sans qu'aucun véritable consensus ne soit encore atteint".
Les Nations Unies ont également présenté une autre proposition concernant le mécanisme de nomination et de vote pour sélectionner les membres du Conseil présidentiel, le Premier ministre et les députés, selon la même source.
Les discussions du Forum de dialogue libyen ont débuté lundi à Tunis et se poursuivent jusqu'à ce dimanche.
75 composantes libyennes participent au forum. Elle ont été choisies sous la supervision des Nations Unies et elles représentent des députés, des membres du Haut Conseil d'État, des notables et des représentants des trois régions (Tripoli, Barqa et Fezzan).
Les Libyens sont impatients de découvrir les noms de la nouvelle direction politique que le Forum du dialogue de Tunis va mettre en place, après les avancées enregistrées dans la résolution de la crise au niveau économique et militaire.
Depuis des années, le pays riche en réserves pétrolière est en proie à un conflit armé opposant le gouvernement légitime libyen reconnu par l’ONU et les milices du général putschiste Khalifa Haftar, soutenus par plusieurs pays arabes et occidentaux, ce qui a entraîné des morts et des blessés parmi la population civile ainsi que d'importants dégâts matériels.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni