AA/Gaza (Territoires Palestiniens)/ Ola Attalah
Les agents d’entretien des hôpitaux de la Bande de Gaza organisent, à partir de mercredi, une grève de trois jours, pour réclamer leurs arriérés de salaires au ministère palestinien de la Santé.
« Environ 700 agents d’entretien entameront, mercredi, une grève de trois jours » a annoncé, mardi, l’Union palestinienne des sociétés de nettoyage.
L’Union accuse le nouveau gouvernement de consensus national «d’ignorer les agents d’entretien [de Gaza] et leur désastreuse situation humanitaire et économique ».
La semaine dernière, les agents d’entretien avaient déjà mené une grève partielle pour réclamer leurs salaires non payés.
Le porte-parole du ministère palestinien de la Santé, Ashraf al-Qodra, a pour sa part mis en garde contre l’impact potentiel d’une telle action sur les hôpitaux.
«La grève exposera les patients et les citoyens à une catastrophe sanitaire » a déploré al-Qodra à l’Agence Anadolu (AA).
Les sociétés de nettoyage locales se plaignent que leurs travailleurs n’ont pas été payés depuis juin, appelant le gouvernement palestinien d’unité nationale à intervenir pour résoudre le problème.
Les mouvements palestiniens, Hamas et Fatah, ont signé en avril, un accord de réconciliation jugé «historique», qui a mis fin à sept années de division ayant mené, en 2007, à l’établissement de deux gouvernements séparés ; celui du Fatah en Cisjordanie et celui du Hamas à Gaza.
Malgré l’accord de réconciliation, portant sur la formation d’un gouvernement de consensus national, avec à sa tête, Rami al-Hamdullah, les tensions entre les deux groupes rivaux n’ont cessé de s’accroître.
Le gouvernement d’unité n’a jusqu’à maintenant pas encore pris en charge le contrôle politique de la Bande de Gaza, faisant se prolonger encore les retards de paiements des salaires du secteur public dans l’enclave palestinienne.
Les deux factions continuent, en parallèle, à s’accuser mutuellement du sabotage de l’accord de réconciliation.