AA/ Addis-Abeba/ Ahmed Andallah
Les prévisions de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de ses partenaires, dont le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l'Organisation de coppération économique et de développement (OCDE), estiment la croissance de l’économique du continent africain de 5 à 6% en 2015.
Ces prévisions ont été rendues publiques, vendredi, par la représentante de la BAD, Josephine Ngure, lors d’une conférence de presse, à Addis-Abeba, consacrée à la présentation du rapport des Perspectives économiques en Afrique (PEA) de l’année 2014.
L’élaboration du rapport PEA de 2014, a-t-elle ajouté, s’est basée sur des données collectées auprès de plusieurs sources, notamment des bureaux des statistiques officielles, des ministères, des institutions de développement multilatéral, des investisseurs, des médias et la société civile.
Pour sa part, le ministre d’Etat éthiopien de l’Industrie, Tadesse Haile, a souligné que le rapport «indique à nouveau la résilience du continent face aux crises économiques internationales et aux conflits régionaux qui secouent le continent ».
Malgré la croissance économique, le continent souffre encore de la disparité des revenus des pays ainsi que de la pauvreté et du chômage, a rappelé le ministre éthiopien.
Le rapport de 2014, a estimé que les flux financiers extérieurs et les recettes fiscales en Afrique s'élèveront à 200 milliards de dollars, contre 186 milliards de dollars en 2013. Le rapport a prévu également un redressement de l’économie africaine au cours de l’exercice 2015.
Par ailleurs la consécration de la bonne gouvernance politique et économique en Afrique «pourrait contribuer largement à réduire l’écart entre le développement économique et social du continent ». Toutefois, les conflits qui sévissent sur le continent et les démocraties vulnérables risquent de se répercuter négativement sur l’essor économique de l’Afrique.
La dernière édition du rapport, PEA 2013, a montré que l’Afrique a conservé un taux de croissance moyen de 4%. Soit une croissance plus rapide que celle de l’économie mondiale qui affichait un taux moyen de 3%. Toutefois, ce taux moyen ne reflète pas les différentes vitesses de croissance des sous régions du monde.