Syrie: La petite Seyma, privée de la vue par les forces du régime
- En 2015, le véhicule dans lequel se trouvait la famille Tafili, avait été ciblé par une attaque à la roquette, alors même que ces derniers quittaient la ville syrienne d’Alep pour se réfugier en Turquie.
Özkan Beyer,Ayşe Betül Gedikoğlu
13 Décembre 2017•Mise à jour: 13 Décembre 2017
GaziantepAA - Gaziantep (Turquie)
La petite syrienne Seyma Tafili, âgée de sept ans, a perdu la vue dans une attaque à la roquette des forces du régime syrien.
Il y a deux ans, le véhicule dans lequel se trouvait la famille Tafili, avait été ciblé par une attaque à la roquette, alors même que ces derniers quittaient la ville syrienne d’Alep pour se réfugier en Turquie.
Abdulvahap Tafili, le fils âgé de 10 ans, est mort sur place. Au cours de la même attaque, la petite Seyma a perdu la vue à la suite d’éclats d’obus.
Après l’attaque, la mère de Seyma a emporté sa fille à Kilis puis à Gaziantep, en Turquie. Depuis, la petite fille est sous traitement à la faculté de médecine de l’Université de Gaziantep où elle nourrit l’espoir de revoir un jour, la couleur du ciel.
« Mon école et le fait de jouer avec mes amies me manquent tellement », confie la petite Seyma rencontrée par Anadolu.
La petite fille, qui n’a en rien perdu sa joie de vivre, rêve de devenir médecin, et de « pouvoir un jour à son tour, guérir les malades et les blessés ».
Sa mère, Beraim Tafili, prie chaque jour pour que sa fille retrouve une vie normale.
A Anadolu, elle confie que la guerre civile syrienne a « dévasté leur vie ».
« Alors que nous partions en direction de la Turquie, les forces du régime ont attaqué le véhicule dans lequel nous nous trouvions. Mon fils âgé de 10 ans est mort et ma fille a perdu la vue. Et là, depuis deux ans, nous essayons de soigner ma fille », dit-elle les yeux embués.
Seyma a déjà été opéré à deux reprises, mais le traitement nécessaire pour qu’elle puisse totalement recouvrer la vue ne se trouve pas en Turquie.
« Il faudrait que ma fille soit prise en charge à l’étranger. Nous avons envoyé des demandes à des hôpitaux aux Etats-Unis et au Canada par l’intermédiaire des membres de notre famille qui vivent là-bas. Nous leur avons envoyé les résultats de Seyma. Ces médecins ont dit que Seyma pourrait guérir mais qu’il faut qu'elle soit vue par eux une première fois», explique Beraim.
La mère désespérée appelle aujourd’hui « les bénévoles » à aider sa fille.
« Ma fille veut voir… Elle veut retourner à l’école. Elle veut à nouveau jouer avec ses amis. Je n’attends aucune aide pour moi, je veux seulement que ma fille retrouve sa vue », lance-t-elle