Bayram Altuğ,Ayvaz Çolakoğlu
02 Juillet 2019•Mise à jour: 02 Juillet 2019
AA - Genève
Le représentant permanent de la Turquie au sein du siège des Nations Unies (ONU) à Genève, Sadık Arslan, a averti que son pays n'hésitera pas le moindre du monde à riposter si ses points d'observation à Idleb sont à nouveau pris pour cible à partir des territoires controlés par le régime d'al-Assad.
Arslan a réagi, mardi, aux attaques du régime contre la zone de désescalade d'Idleb en Syrie lors de la 41e session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU qui se déroule à Genève en Suisse.
"La Turquie n'hésitera pas à riposter si des attaques en provenance des zones controlées par le régime ciblent ses points d'observation", a-t-il mis en garde.
Il a précisé que le prétexte de la lutte contre le terrorisme ne pouvait justifier des frappes aveugles contre des civils, rappelant que les dernières attaques ont causé la mort de nombreux civils et poussé plus de 330 mille personnes à l'exode.
Le représentant de la Turquie a souligné le fait que le régime ciblait volontairement des installations civiles, dont des écoles et des hôpitaux.
Arslan a notamment attiré l'attention sur le fait que les attaques contre Idleb risquaient de provoquer un drame humanitaire et un effondrement du processus politique en Syrie.
Il a notamment rappelé le soutien et la protection apportés par la Turquie, depuis le début du conflit, aux civils syriens.
"Qu'il s'agisse de la protection d'Idleb ou de l'avancée du processus politique, nous attendons le soutien de la communauté internationale", a-t-il insisté.