Rabia Iclal Turan, Sinan Dogan
06 Août 2026•Mise à jour: 06 Août 2026
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a averti mercredi que son pays n'accepterait aucune ingérence étrangère dans les élections générales prévues le 4 octobre, tout en condamnant fermement la décision de Washington de révoquer le visa de l'ambassadrice du Brésil aux États-Unis, Maria Luiza Ribeiro Viotti.
Dans un entretien accordé au média numérique brésilien Meteoro Brasil, Lula a qualifié cette décision américaine d'« irresponsable » et d'« imprudente ».
« Nous voulons être traités avec respect », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Personne ne doit penser qu'il peut intervenir de l'extérieur pour influencer nos élections. S'ils veulent faire cela dans un autre pays, qu'ils le fassent. Ici, au Brésil, ils ne le feront pas. »
Le chef de l'État a également annoncé qu'il ne recevrait aucun ambassadeur étranger avant la tenue du scrutin.
« Ce n'est qu'après les élections que je recevrai un ambassadeur de n'importe quel pays du monde », a-t-il affirmé.
Défendant le système électoral brésilien, Lula a rejeté les critiques visant les machines de vote électronique.
« Au lieu de remettre en cause nos machines de vote, ils devraient s'inspirer de notre système. Ils devraient nous demander de leur fournir ces machines afin qu'ils puissent organiser un scrutin électronique et constater que nous sommes à l'avant-garde de la modernité électorale », a-t-il déclaré.
Ces déclarations interviennent après que les États-Unis ont révoqué le visa de Maria Luiza Ribeiro Viotti, invoquant le principe de réciprocité.
Cette décision fait suite au refus du Brésil, le mois dernier, d'accorder des visas à deux diplomates américains et au report, après les élections d'octobre, de l'examen de la nomination du candidat proposé par le président américain Donald Trump au poste d'ambassadeur des États-Unis au Brésil.
Washington a rejeté les accusations selon lesquelles ces diplomates cherchaient à s'ingérer dans le processus électoral brésilien, affirmant que leur déplacement devait porter sur l'intégrité des élections, la liberté religieuse et la liberté d'expression.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir