Ümit Dönmez
30 Août 2023•Mise à jour: 30 Août 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
La Maison-Blanche a déclaré, ce mercredi, que les États-Unis "sont profondément préoccupés par la situation au Gabon" où un coup d'État militaire a eu lieu dans la matinée.
Lors d'un point presse, le porte-parole de la Sécurité nationale à la Maison-Blanche, John Kirby a déclaré que son pays suit la situation dans le pays d'Afrique centrale "de très, très près".
"Cela nous préoccupe profondément. Nous resterons un soutien des peuples de la région et un soutien du peuple gabonais", a-t-il ajouté.
Le président du Gabon Ali Bongo Ondimba a été déchu et "mis à la retraite", ce mercredi matin, à la suite d'un coup d'État, selon le général Brice Oligui Nguema, chef de la Garde républicaine et décrit comme nouvel homme fort du pays. Ce dernier a été acclamé par des centaines de militaires ce mercredi matin, à la suite du putsch.
Ali Bongo, qui avait nouvellement été réélu pour un troisième mandat, a été placé en résidence surveillée et plusieurs personnalités politiques proches de celui-ci ont été arrêtées.
Ces développements sont intervenus peu après que le Centre gabonais des élections (CGE) avait confirmé la victoire du président sortant.
Le président de la Commission de l'Union africaine (UA) a "fermement condamné la tentative de coup d'État" survenue au Gabon, ce mercredi.
Par voie d'un communiqué, Moussa Faki Mahamat a dénoncé "une violation flagrante des instruments juridiques et politiques de l’Union africaine, dont la Charte africaine sur les élections, la démocratie et la gouvernance".
Le président de la Commission de l'UA a appelé "l'armée nationale et les forces de sécurité à s'en tenir strictement à leur vocation républicaine, à garantir l'intégrité physique du président de la République (Ali Bongo), des membres de sa famille, ainsi que de ceux de son gouvernement".
Moussa Faki Mahamat a également déclaré suivre "avec une grande inquiétude la situation en république gabonaise".
La France a condamné "le coup d’État militaire qui est en cours au Gabon", selon la déclaration du porte-parole du gouvernement Olivier Véran, lors d’une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres, ce mercredi.
La France "réaffirme son souhait que le résultat de l’élection, lorsqu’il sera connu, soit respecté", a-t-il ajouté. Lors de la troisième journée de la Conférence des Ambassadeurs, la Première ministre française, Élisabeth Borne, a déclaré que la France suit "avec la plus grande attention" les événements en cours au Gabon.