Mennatallah H. H. M. Said A.
08 Avril 2021•Mise à jour: 08 Avril 2021
AA / Washington
Les États-Unis d'Amérique ont réaffirmé, jeudi, leur attachement à une solution «pacifique» à la crise du «barrage de la Renaissance».
C’est ce qui ressort des entretiens téléphoniques du conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan avec le vice-premier ministre éthiopien et secrétaire d'État, Demeke Mekonnen.
Les pourparlers américano-éthiopiens interviennent après l'annonce du Caire, selon laquelle les pourparlers qui se sont déroulés à Kinshasa "n'ont pas progressé et n'ont pas abouti à un accord sur la relance des négociations sur le barrage".
"Sullivan réitère l’attachement de Washington à déployer ses efforts pour résoudre pacifiquement la crise du barrage de la Renaissance", lit-on dans le communiqué de la Maison Blanche.
La même source indique également que le responsable américain a évoqué lors de ces entretiens "le différend frontalier avec le Soudan dans la région d'Al-Fashaqa".
En décembre dernier, Washington a mis fin à la décision de l'administration de l'ancien président Donald Trump de suspendre l'aide à l'Éthiopie sur le barrage de la Renaissance, et a en même temps exprimé son espoir de parvenir à une solution diplomatique sur le barrage qui inclut l'Égypte et le Soudan.
En septembre dernier, l'administration Trump a suspendu 272 millions de dollars d'aide destinée à l'Éthiopie, sur fond d'accusation d'intransigeance d'Addis-Abeba, parallèlement à l'échec des pourparlers parrainés par Washington sur le Grand barrage de la Renaissance à l'époque.
Addis-Abeba insiste sur le deuxième remplissage du barrage en juillet prochain, même en l’absence d’un accord avec les autres parties, tandis que Le Caire et Khartoum réaffirment leur attachement à un accord qui préserve leurs installations hydrauliques et assure le maintien de leur quote-part annuelle des eaux du Nil, qui s'élève respectivement à 55,5 et 18,5 milliards de mètres cubes.
*Traduit de l’arabe par Wejden Jlassi