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23 Juin 2021•Mise à jour: 23 Juin 2021
AA / Tripoli
Le chef du gouvernement libyen Abdel Hamid Dbeibeh a affirmé, ce mercredi, son refus de reprendre les guerres et de "saboter les capacités de l'État".
C’est ce qui ressort d’une série de tweets que Dbeibeh a publié, avant le début de la conférence "Berlin 2" sur la Libye, dans la capitale allemande.
Il a déclaré : "Nous sommes allés à Berlin, en tant que représentants du gouvernement d'union nationale, porteurs des espoirs et des aspirations des Libyens pour un État unifié stable".
Et d’ajouter : "Nous refusons de retourner aux guerres et au sabotage des capacités de l'État, et nous ferons tout notre possible pour stabiliser notre pays et assurer la prospérité de notre peuple".
Dbeibeh a indiqué que sa présence à Berlin "pour renouveler les engagements pris par les participants à la première conférence de Berlin, et pour convenir avec les amis de la Libye sur les meilleures solutions pour soutenir la voie de la stabilité de notre pays, l'intégrité territoriale, l'unité de notre peuple et la préservation de sa souveraineté nationale".
Et de poursuivre : "Nous avons de nombreux défis à relever, mais il existe une grande opportunité de parvenir à la démocratie et au retour de la confiance au sein du peuple libyen pour choisir son représentant par le biais d'élections libres et équitables", se référant aux élections prévues le 24 décembre.
Dbeibeh a souligné qu'"unifier la communauté internationale et faire entendre la voix du peuple libyen est vital pendant cette étape importante de l'histoire de la Libye".
Le chef du gouvernement libyen, accompagné d'une délégation ministérielle, est arrivé mardi dans la capitale allemande pour participer aux activités de la conférence "Berlin 2".
La capitale allemande accueillera les sessions de la conférence "Berlin 2", dans l'attente d'une large participation internationale, pour discuter des moyens de stabiliser la Libye, et discuter des préparatifs des élections prévues pour la fin de cette année, et l’expulsion des mercenaires du pays.
En janvier 2020, Berlin a accueilli le premier volet de la conférence avec une participation internationale dans le but de contribuer à une solution au conflit libyen, et la conférence a proposé des éléments, dont le plus important était de parvenir à un cessez-le-feu total dans le pays.
Depuis des mois, le pays riche en pétrole est le théâtre d’une percée politique. Le 16 mars, une autorité de transition élue, composée d'un gouvernement d'union et d'un conseil présidentiel, a pris ses fonctions pour conduire le pays aux élections législatives et présidentielles du 24 décembre.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.