Mennatallah H. H. M. Said A.
26 Mai 2022•Mise à jour: 26 Mai 2022
AA / New York
La communauté internationale a exigé, ce jeudi, au Conseil de sécurité de l'ONU, de demander des comptes aux responsables du meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh, dont la mort a été causée par des tirs de l'occupation israélienne selon l'Autorité palestinienne.
L'émissaire des Nations unies au Moyen-Orient, Tor Wennesland, a renouvelé son appel à l'ouverture d'une enquête "indépendante et transparente", lors d'une réunion du Conseil sur les circonstances du meurtre d'Abu Akleh, en Cisjordanie occupée.
Wennesland a déclaré au Conseil de sécurité de l'ONU qu'il était nécessaire de "traduire en justice" les responsables du meurtre de la journaliste d'Al-Jazeera.
L’ambassadrice américaine au sein du Conseil de sécurité, Linda Thomas Greenfield, a, pour sa part, déclaré : "Nous attendons qu’une pleine responsabilité soit déterminée, dès que l'enquête sur le meurtre de la correspondante d'Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, sera terminée à Jénine".
L’ambassadrice américaine a considéré que le meurtre d'Abu Akleh est une "perte tragique et un affront à la liberté de la presse partout ailleurs".
Dans un même contexte, les ambassadeurs de la France, du Royaume-Uni, de la Norvège, de l'Irlande, des Émirats arabes unis et de la Chine, en plus de ceux du Kenya et du Gabon, ont exigé l'ouverture d'une enquête "transparente et indépendante" sur le meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh.
L’ambassadeur de la France, Nicolas de Rivière, a déclaré qu'"une enquête transparente doit être menée sur le meurtre de Shireen Abu Akleh, et les responsables doivent être traduits en justice".
La représentante permanente des Emirats arabes unis, Lana Zaki Nusseibeh, a réitéré la "condamnation" de son pays du meurtre de Shireen Abu Akleh, et a souligné l'importance de mener une enquête "impartiale, transparente et indépendante".
Le Royaume-Uni a, pour sa part, exigé l'arrêt de la colonisation et de la destruction de biens palestiniens.
Sa représentante, Barbara Woodward, a déclaré que "la colonisation, la destruction de biens et les expulsions forcées sont illégales, et nous appelons Israël à arrêter les activités de colonisation".
Les résultats d'une enquête menée par le ministère public palestinien, annoncés dans la journée du jeudi, ont révélé qu'Abu Akleh avait été tuée par un tireur d'élite israélien "sans avertissement préalable".
Le 11 mai dernier, Shireen Abu Akleh, 51 ans, avait été tuée suite à des tirs de l'armée d’occupation israélienne, lors d'une opération dans la ville de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, selon l'Autorité palestinienne.
À l'époque, le conseiller du ministre des Affaires étrangères, Ahmed Al-Deek, avait déclaré, dans une interview à l'Agence Anadolu, que la Palestine poursuivra le dossier de l’"assassinat" de Shireen Abu Akleh "auprès de la Cour pénale internationale, et au niveau des tribunaux nationaux dans plusieurs pays".
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.