*Iran : Les Iraniens votent vendredi 28 juin pour élire leur nouveau président
*Liban : La France ‘’extrêmement préoccupée par la gravité de la situation au Liban’’
*France : plus de 2,1 millions de procurations comptabilisées pour les élections législatives anticipées
*Madagascar : le parti au pouvoir obtient la majorité absolue à l’Assemblée nationale
AA / Tunis / Majdi Ismail
*Iran
- Les Iraniens votent vendredi 28 juin pour élire leur nouveau président
Les électeurs iraniens se rendront aux urnes, vendredi, pour élire le neuvième président du pays.
Le processus de vote commence vendredi à 08h00 heure locale (UTG+3h30) et se termine à 18h00, sauf prolongation du délai.
Le président iranien est élu pour une période de 4 ans, avec un maximum de deux mandats consécutifs. Le candidat vainqueur doit recevoir 50 pour cent + 1 des voix pour être élu au premier tour.
Si aucun candidat n'obtient plus de 50% au premier tour, les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix s'affronteront au deuxième tour, qui débutera le 5 juillet, au cours duquel le vainqueur deviendra le neuvième président du pays.
L'Iran compte une population d'environ 88 millions d'habitants, dont 62 millions ont la qualité d'électeur ayant le droit de voter dans des urnes situées dans plus de 59 000 centres à travers le pays.
Les candidats, le réformateur Massoud Pezeshkian, le président du Parlement, le conservateur Mohammad Baqer Qalibaf, l’ancien secrétaire général du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran entre 2007 et 2013, Saïd Jalili, et l'ancien ministre de l'Intérieur, Mostafa Pourmohammadi, sont en lice pour ce scrutin.
*Moyen-Orient
- Des milliers de manifestants devant la résidence de Netanyahu exigent un accord d'échange de prisonniers
Des milliers d'Israéliens ont manifesté jeudi devant la résidence du Premier ministre Benyamin Netanyahu à Jérusalem et devant son domicile dans la ville de Césarée (nord), pour exiger la conclusion d'un accord d'échange de prisonniers avec les factions palestiniennes, selon des médias locaux.
Plus tôt jeudi, des manifestants israéliens ont fermé deux routes principales, dont l'une relie les villes de Tel Aviv (centre) et Haïfa (nord), pour exiger la conclusion d'un accord d'échange de prisonniers avec les factions palestiniennes de Gaza et la tenue d'élections anticipées.
Ces manifestations s’inscrivent dans le cadre de la « Journée de grève nationale », à laquelle les dirigeants de la protestation ont appelé pour faire pression sur le gouvernement de Netanyahu, selon la société de radiodiffusion publique israélienne.
Des milliers d'autres personnes ont également manifesté devant le domicile de Netanyahu à Césarée.
Les manifestants ont brandi une grande banderole sur laquelle on pouvait lire : "Combien de sang doit être versé avant votre départ ?", appelant Netanyahu et son gouvernement à démissionner ou à organiser des élections anticipées.
- La France ‘’extrêmement préoccupée par la gravité de la situation au Liban’’ (Quai d’Orsay)
La France est ‘’extrêmement préoccupée par la gravité de la situation au Liban’’, a déclaré jeudi Christophe Lemoine, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, selon la presse locale.
Paris a souligné l’intensification des violences à la frontière avec Israël ‘’de manière dramatique’’ et appelé ‘’toutes les parties à la plus grande retenue’’, rapporte Ouest-France.
La France exige ‘’la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies’’, et demeure ‘’pleinement engagée pour prévenir tout risque d'escalade sur la Ligne bleue et promouvoir une solution diplomatique’’, a insisté Christophe Lemoine.
Pour l’heure, la diplomatie française ne compte pas évacuer ses 23 000 ressortissants mais recommande impérativement aux Français de ne pas se rendre au Liban.
- Washington et Moscou appellent leurs ressortissants à s’abstenir de se rendre au Liban
Les États-Unis et la Russie ont appelé leurs ressortissants à s’abstenir de se rendre au Liban où les craintes d’une guerre totale entre le Hezbollah et Israël à la frontière sud du pays des Cèdres se font de plus en plus vives.
Par voie de communiqué l’ambassade américaine à Beyrouth, a appelé ses ressortissants à ‘’reconsidérer tout voyage vers Beyrouth, la situation sécuritaire complexe pouvant rapidement dégénérer’’.
Elle a recommandé aux Américains qui se trouvent actuellement au Liban de ne pas se rendre dans le sud du pays (près de la frontière avec Israël), dans la zone frontalière libano-syrienne ou dans les camps de réfugiés palestiniens.
De son côté l'ambassadeur de Russie au Liban, Alexander Roudakov, a indiqué dans une déclaration à la chaîne de télévision ‘’Rossiya 24’’, que l'ambassade conseille aux ressortissants russes de reporter pour le moment leur voyage au Liban, si possible.
Les hostilités entre le Hezbollah et Tel Aviv qui ont débuté au lendemain de l’opération ‘’Déluge d’Al-Aqsa’’, ont entraîné le déplacement de dizaines de milliers d’habitants des zones frontalières du sud du Liban et du nord d’Israël.
Washington a averti mardi qu’un conflit entre Israël et le Hezbollah pourrait déclencher une guerre régionale et appelé à trouver une ‘’solution diplomatique.’’
*France
- Paris dénonce la politique russe ‘’de violation de la liberté de la presse et d'intimidation des journalistes’’
La France a dénoncé jeudi la politique russe ‘’de violation de la liberté de la presse et d'intimidation des journalistes oeuvrant au service d'une information indépendante’’.
C’est ce qui ressort d’un communiqué du Quai d’Orsay, deux jours après la décision de Moscou de bloquer l’accès aux sites Internet de 81 médias européens sur le territoire russe.
‘’La France condamne la décision prise par la Russie d'interdire la diffusion de plusieurs dizaines de médias européens’’ sur son territoire, indique le communiqué de la diplomatie française, repris par Le Figaro.
En réponse à la décision prise par le Conseil de l’UE le 17 mai d’interdire “toute activité de diffusion” à quatre médias russes à savoir : RIA Novosti, Izvestia, Rossiïskaïa Gazeta, ainsi que le site Voice of Europe, Moscou a annoncé, mardi, bloquer l’accès sur le territoire russe aux sites Internet de 81 médias européens.
Pour Paris, ’’cette décision injustifiée ne permettra pas de dissimuler la réalité de la guerre d'agression russe illégale en Ukraine’’ indique la diplomatie française.
En France, sont concernés par la décision de Moscou, Le Monde, Libération, La Croix, L’Express, Radio France, l’Agence France-Presse, les chaînes LCI, CNews et Arte.
- Plus de 2,1 millions de procurations comptabilisées pour les élections législatives anticipées
Le ministère français de l’Intérieur a annoncé, jeudi à la mi-journée, avoir comptabilisé 2 124 918 procurations pour les élections législatives anticipées du 30 juin et 7 juillet, dont plus des trois quarts (77 %) via la dématérialisation (grâce à l'identité numérique, ndlr).
‘’C’est deux fois plus que lors du dernier scrutin législatif ! Les trois quarts des procurations sont réalisées en ligne. Si vous souhaitez faire la vôtre, ne tardez pas !’’, a recommandé la porte-parole de la Place Beauvau, Camille Chaize, dans un message sur X.
Entre le 10 et le 20 juin, soit J-10 avant le 1er tour du scrutin, Place Beauvau dit avoir comptabilisé 1 055 067 procurations établies.
Il existe trois modalités pour établir une procuration : la version papier via un formulaire Cerfa, la procuration dématérialisée et la procuration en ligne.
Par rapport aux législatives de 2022, entre J-20 et J-4 avant le 1er tour, le ministère de l’Intérieur comptabilise 5,1 fois plus de procurations.
- Marine Le Pen juge que le titre de "chef des armées" du président de la République est ‘’honorifique’'
La présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l'Assemblée nationale française dissoute, Marine Le Pen, est revenue sur la possibilité de cohabitation entre Emmanuel Macron et Jordan Bardella, jugeant que le titre de ‘’chef des armées’’ du président de la République est ‘’honorifique.’’
‘’Chef des armées, pour le président (de la République), c'est un titre honorifique puisque c'est le premier ministre qui tient les cordons de la bourse’’, a déclaré mercredi Marine Le Pen, interrogée sur une possible cohabitation du président avec Jordan Bardella, président du RN et potentiel futur premier ministre.
‘’Jordan (Bardella) n'a pas l'intention de lui chercher querelle, mais il a posé des lignes rouges. Sur l'Ukraine , le président ne pourra pas envoyer de troupes’’, a affirmé la chef de file de la droite nationaliste française dans une interview accordée au quotidien régional Le Télégramme.
Jeudi matin, Marine Le Pen a essayé de nuancer ses propos de la veille. ‘’Sans remettre en cause le domaine réservé du président de la République, en matière d’envoi de troupes à l’étranger, le Premier ministre a, par le contrôle budgétaire, le moyen de s’y opposer. Jordan Bardella était donc fondé à rappeler qu’il est opposé à l’envoi de militaires français en Ukraine’’, a-t-elle écrit sur X.
- Le politologue François Burgat convoqué par la police pour ‘’apologie du terrorisme’’
Le politologue français François Burgat a été convoqué par la police pour ‘’apologie du terrorisme’’, suite à des déclarations sur Gaza et la Palestine, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
‘’Ça y est ! La #Macronie vient de m'attribuer sa plus belle médaille ! Me voici moi aussi convoqué (le 9 juillet) pour 'Apologie du terrorisme'. Quelle impression cela fait-il ? Une fierté immense !’’, a-t-il posté sur son compte sur le réseau X.
Contacté par Anadolu, Burgat a fait savoir qu'il n'était pas ‘’le seul citoyen français à être ciblé par ce type d’intimidations’’.
‘’Nombre d’autres que moi (la majorité de confession musulmane) subissent en silence le même traitement’’, a-t-il fait savoir.
‘’Il s’agit généralement de l’initiative de quelques activistes sionistes. Hélas, ils bénéficient à la fois de la complaisance irresponsable des autorités françaises et de l’atmosphère de soutien aveugle dont bénéficie l’Etat d’Israel moins en tant qu’Etat juif qu’en tant qu’Etat… 'anti musulman’’', a-t-il soutenu.
‘’Mon sentiment personnel est que, sans en sous estimer la capacité de nuisance, je considère ces accusations comme autant de …médailles et j’en suis donc particulièrement fier. Si inconfortable soit elle, je préfère ainsi être à ma place qu’à celle des fonctionnaires de police ou de justice qui sont contraints de jouer cette partition pitoyable qui leur demande de confondre l’”apologie du droit international” avec celle “du terrorisme”, a conclu le politologue français.
*Afrique
- Madagascar : le parti au pouvoir obtient la majorité absolue à l’Assemblée nationale
La Haute cour constitutionnelle (HCC) a procédé, ce jeudi 27 juin, à la proclamation officielle des résultats des élections législatives organisées à Madagascar le 29 mai dernier.
Ce fut au cours d’une audience solennelle tenue au siège de la Cour à Ambohidahy, à Antananarivo, qui a duré près de trois heures.
De nombreux candidats issus du parti présidentiel ainsi que de l’opposition ont assisté à cette proclamation.
Les résultats définitifs présentent quelques différences par rapport aux résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le 11 juin courant.
En effet, sur les 163 députés qui vont siéger à l’Assemblée nationale, 84 ont été élus sous les couleurs du parti au pouvoir (Irmar (Isika rehetra miaraka amin'i Andry Rajoelina)) qui obtient ainsi la majorité absolue à l'Assemblée, 51 sont des candidats indépendants, tandis que les 21 autres sont issus de la plateforme de l’opposition.
Les autres gagnants sont issus de jeunes partis.
Pour de nombreux observateurs politiques, l’obtention d’une majorité absolue au Parlement est un gage de stabilité pour le président Andry Rajoelina.
Ces élections législatives ont été particulièrement marquées par des fortes tensions nées d’accusations mutuelles de fraudes entre les candidats du parti au pouvoir et ceux de l’opposition.
D’après le président de la HCC, Florent Rakotoarisoa, la Cour a reçu pas moins de 1 500 requêtes liées à ces scrutins.
- RDC: négociations en vue d’une rencontre entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi ‘’très prochainement’’
Le président angolais João Lourenço a fait savoir jeudi que des négociations étaient en cours pour organiser ‘’très prochainement’’ une rencontre entre le président rwandais Paul Kagame et son homologue congolais Felix Tshisekedi, afin de parvenir à la paix dans l’est de la RDC.
L’Angola joue un rôle de médiateur dans la crise qui oppose Kigali à Kinshasa dans la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), où des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) soutenus par le Rwanda s’opposent à l’armée congolaise associée à des groupes armés dits ‘’patriotes’’ depuis fin 2021.
La RDC accuse le Rwanda et le M23 de vouloir faire main basse sur les minerais de l'est congolais. Le M23 affirme de son côté défendre les populations Tutsi de l’ethnie du président rwandais Paul Kagame.
‘’Nous sommes en train de négocier, au niveau ministériel, dans la perspective de pouvoir très prochainement réunir les deux chefs d’Etat de la RDC et du Rwanda, pour un échange direct sur le besoin inaliénable de parvenir à la paix définitive’’, a révélé João Lourenço - qui est également médiateur de l'Union africaine entre le Rwanda et la RDC - lors d’une visite officielle en Côte d’Ivoire, selon Mediapart.
‘’La seule issue est, sans aucun doute, de tenter de résoudre ce conflit autour d’une table de négociation. C’est ce que nous sommes en train de faire’’, a-t-il expliqué, selon la même source.
Mardi, le président français Emmanuel Macron et son homologue angolais João Lourenço, avaient ‘’partagé leur très vive préoccupation’’ quant à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et en particulier dans la province du Nord-Kivu.
- La Côte d'Ivoire et l’Angola signent 14 accords de coopération
Quatorze accords de coopération bilatérale ont été signés jeudi à Abidjan entre la Côte d'Ivoire et l’Angola, à l’occasion de la visite officielle de 72 heures du président angolais João Lourenço en Côte d’Ivoire.
Les accords portent sur la coopération dans les domaines de l'agriculture, des mines et des hydrocarbures, des sports, de la gestion des ressources en eau, de la santé, de la forêt, des TIC, de la culture, des consultations politiques, de l’autonomisation des femmes, de l’industrie et de la radiodiffusion télévision en vue d’échanger les contenus.
« Je voudrais réaffirmer la volonté du gouvernement ivoirien d'œuvrer au raffermissement et à la diversification des relations bilatérales à travers les accords que nous venons de signer », a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara lors d’un point de presse après la signature.
Évoquant la situation sécuritaire en Afrique, le président Ouattara estime qu'il est nécessaire de renforcer la coopération des « deux gouvernements en matière de sécurité et de défense, en vue de garantir la paix et la sécurité en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale et de lutter efficacement contre le terrorisme et toutes les formes de trafic ».
« La signature de ces 14 accords démontre bien l'intérêt réciproque des deux nations (...) Nous voulons apprendre de l'expérience de chacun des deux pays et développer nos économies dans l'intérêt de nos peuples », a déclaré, pour sa part, le président angolais, João Lourenço.
Sur la question de la gestion du pétrole ivoirien, João Lourenço a assuré être « ouvert à partager la connaissance » angolaise avec la Côte d’Ivoire, en termes de formation des cadres et de partage d’expérience entre les entreprises.
- Le Soudan confronté à une catastrophe alimentaire sans précédent
Le Soudan est confronté à une crise alimentaire d’une ampleur « jamais vue depuis la crise du Darfour », ont averti des organisations onusiennes dans un communiqué conjoint, jeudi.
« L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et le Programme alimentaire mondial (Pam) ont mis en garde contre une détérioration rapide des conditions de vie de la population soudanaise, en particulier des enfants », peut-on lire dans le document onusien.
« La détérioration rapide de la sécurité alimentaire au Soudan a laissé 755 000 personnes dans des conditions catastrophiques », ont indiqué les organisations onusiennes, alors que « 25,6 millions de personnes se trouvent dans une situation de faim aiguë élevée ».
Et de poursuivre : « la faim et la malnutrition se propagent à un rythme alarmant, et sans une action et un financement internationaux concertés, il existe un réel danger, la situation deviendra incontrôlable ».
Pour rappel, le Soudan est dévasté depuis mi-avril 2023 par une guerre entre l’armée et les Forces de soutien rapide (FSR). Selon les Nations unies, plus de 16 000 personnes ont été tuées, environ 10 millions de personnes ont été déplacées et plus de 25 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire en raison du conflit au Soudan, qui connaît la plus grande crise de déplacement et de famine au monde.
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