AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Gaza
- Guterres invoque l'article 99 de la Charte de l'ONU pour attirer l'attention sur la situation à Gaza
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a invoqué ce mercredi l'article 99 de la Charte des Nations unies pour attirer l'attention sur la situation dans la Bande de Gaza et en Israël qui "pourrait menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales".
Selon un communiqué, rendu public sur le site Internet des Nations unies, Guterres a adressé ce mercredi une lettre au président du Conseil de sécurité, dans laquelle il a invoqué, pour la première fois, l'article 99 de la Charte des Nations unies "compte tenu de l'ampleur des pertes en vies humaines à Gaza et en Israël, en si peu de temps".
L’article 99 stipule que le Secrétaire général de l'ONU "peut attirer l'attention du Conseil de sécurité sur toute question qui, à son avis, pourrait menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales".
- Les Houthis annoncent avoir ciblé le sud d'Israël avec une salve de missiles balistiques
Le groupe yéménite Houthi a annoncé, mercredi, avoir ciblé la région d'Eilat, dans le sud d'Israël, avec une salve de missiles balistiques.
C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par le porte-parole militaire des forces houthies, Yahya Saree et relayé sur les réseaux sociaux.
"Les forces armées yéménites ont tiré une salve de missiles sur des cibles militaires de l'entité israélienne dans la région d'Umm al-Rashrash (Eilat en hébreu) dans le sud de la Palestine occupée", a précisé le communiqué.
*Türkiye
- Erdogan : "Si Israël devait commettre des assassinats sur le sol turc, il en paierait le prix très fort"
Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, a assuré que la réponse de la Türkiye serait extrêmement forte si Israël venait à mettre à exécution sa menace d'éliminer des représentants du Hamas se trouvant dans d’autres pays, notamment en Türkiye.
Le Chef de l’État turc a fait des déclarations aux journalistes, mardi, lors du vol retour du Qatar, où il a participé aux réunions du Comité stratégique suprême Türkiye-Qatar et du 44è sommet du Conseil de coopération du Golfe, tenues à Doha.
Les attaques israéliennes contre Gaza étaient au centre de ses déclarations.
Erdogan : "Nous ne permettrons jamais l'existence d'une organisation terroriste dans le sud de la Türkiye"
"Nous ne permettrons jamais l'existence d'une organisation terroriste ni dans le sud de la Türkiye, ni dans le nord de la Syrie et de l'Irak", a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui s'exprimait mercredi à Ankara au terme de la réunion du cabinet.
Erdogan a réaffirmé la volonté d'Ankara de sécuriser les "zones proches de sa frontière où se regroupent les terroristes, en particulier Tel Rifaat", dans le nord de la Syrie.
"Nous sommes conscients des efforts déployés pour ranimer et régénérer l'organisation terroriste séparatiste, qui est entrée dans un état végétatif à la suite de nos opérations", a-t-il déploré.
Au cours de sa campagne de terrorisme de plus de 35 ans contre la Türkiye, le PKK - inscrit sur la liste des organisations terroristes par la Türkiye, les États-Unis et l'Union européenne - a été responsable de la mort de plus de 40 000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons. Le YPG est la branche syrienne du PKK.
*France
- Paris reconnaît que Yahia Sinouar n'a pas d’avoirs en France, mais décide de les geler quand même
La diplomatie française a reconnu mercredi que le chef du mouvement de résistance islamique Hamas à Gaza, Yahya Sinouar, ne disposait pas d’avoirs en France, bien que les autorités françaises aient décrété la veille (mardi) le gel, pour six mois, des avoirs de cet homme de 61 ans, présenté comme étant l’architecte de l’opération ‘’Déluge d’Al-Aqsa’’ et traqué par Israël.
Par voie de communiqué publié ce jour sur son site, le Quai d’Orsay rappelle que ‘’Le gel national adopté le 30 novembre 2023 contre Yahia Sinouar, chef du Hamas à Gaza, et l’un des commanditaires des attaques barbares du 7 octobre 2023 contre Israël, interdit ainsi à toute personne physique ou morale de mettre à sa disposition des ressources économiques’’.
Et la diplomatie française de préciser : ‘’Bien que Yahia Sinouar ne dispose pas d’avoirs en France, cette désignation nationale constitue un préalable nécessaire pour l’adoption d’une mesure de gel anti-terroriste au niveau européen’’.
- Dissolution du groupuscule d'ultradroite "Division Martel"
Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, mercredi, la dissolution en conseil des ministres du groupuscule d'ultradroite "Division Martel".
Darmanin, qui s'exprimait sur compte officiel sur le réseau "X" a justifié cette décision par le recrours à la violence et "l'incitation à la haine" dont fait preuve le groupuscule extrémiste.
"Le groupement de fait « Division Martel » a été dissous ce matin en conseil des ministres, conformément aux instructions du Président de la République. Comme le détaille le décret que j’ai présenté, ce groupuscule incite à la violence et à la haine raciale. Il n’a pas sa place dans notre République", a-t-il écrit.
*Mali - Niger - France
Le Mali et le Niger rétablissent la double imposition avec la France
Les gouvernements malien et nigérien ont annoncé, mardi, dans un communiqué conjoint dénoncer les conventions visant à la non-double imposition avec la France. Ces conventions seront donc annulées "dans un délai de trois mois", selon la même source.
Dans ce communiqué signé par le porte-parole du gouvernement malien, le colonel Abdoulaye Maiga, et celui du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP / Au pouvoir au Niger), le colonel-major Abdourahamane Amadou, les deux pays évoquent "l'attitude hostile persistante de la France" et le "caractère déséquilibré" de ces conventions qui constituent "un manque à gagner considérable pour le Mali et le Niger".
*Guinée-Bissau
Sissoco Embalo accuse l'opposition d'être derrière la tentative de coup d'Etat
Réagissant pour la première depuis les troubles enregistrés dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre en Guinée-Bissau, le président Umaro Sissoko Embalo a affirmé, mercredi, que c'était bel et bien une tentative de coup d'Etat.
S’exprimant sur la chaîne France 24, il a pointé du doigt l’opposition, majoritaire au parlement d'être derrière cette tentative de putsch.
Il a, toutefois, tenu à assurer que les choses étaient rentrées dans l'ordre.
S’agissant de la dissolution du Parlement, décision qu'il a prise en début de semaine et décriée par certaines voix internes et des parties extérieures, Embalo a expliqué qu’elle a été dictée par l’implication du Parlement en place, notamment son président, Domingos Simões Pereira, à « légitimer le coup d’Etat ».
Embalo a, en outre, annoncé que 75 personnes ont été arrêtées et emprisonnées depuis cette tentative.
*Sénégal
Présidentielle : La candidature de Sonko revient devant un tribunal
Un tribunal de Dakar examinera le 12 décembre courant la réintégration ou non de l’opposant sénégalais Ousmane Sonko sur les listes électorales, dont dépend sa candidature à la présidentielle de 2024.
Dans un communiqué signé par le président du tribunal d'instance hors classe de Dakar et dont Anadolu a eu copie, il est indiqué qu'"une audience spéciale prévue pour examiner la requête aux fins d'annulation d'une mesure de radiation des listes électorales" de Sonko "est fixée au mardi 12 décembre".
La Cour suprême au Sénégal avait cassé, le 17 novembre, un jugement rendu en octobre, qui revenait sur la radiation des listes électorales de l’opposant et lui donnait une chance de se relancer dans la course à la présidentielle de février 2024. le président de la Cour suprême du Sénégal, Aly Ciré Ba, avait annoncé, que la plus haute instance judiciaire du pays "cass[ait] et annul[ait] la décision du tribunal de Ziguinchor du 12 octobre". Aly Ciré Ba avait décidé de renvoyer l’affaire devant le tribunal hors classe de Dakar pour qu’elle soit rejugée sur le fond.
*Nigeria
L'armée s'excuse pour le bombardement accidentel ayant fait 85 victimes civiles
Le chef d’état-major de l’armée nigériane, le lieutenant-général Taoreed Lagbaja, a présenté ses excuses pour le bombardement "accidentel" d'un drone, effectué dimanche, et qui a tué 85 civils dans un village de l'Etat de Kaduna.
Lors de sa visite mardi dans le village bombardé, Lagbaja a qualifié l’attaque de drone de l’armée de l’air nigériane d’« incident malheureux ».
Lagbaja a présenté ses excuses aux villageois et leur a promis de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent lors des opérations militaires dans le pays.
*G5 Sahel
La Mauritanie et le Tchad évoquent une éventuelle dissolution du G5 Sahel
Le président mauritanien Mouhamed Ould Cheikh el-Ghazouani et le président de la Transition au Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno ont exprimé, mercredi, leur intention de mettre "en œuvre toutes les mesures nécessaires conformément aux dispositions de la Convention Portant Création du G5 Sahel notamment en son article 20" portant sur la dissolution de l'organisation.
Les deux chefs d'Etat s'exprimaient dans un communiqué conjoint émis mercredi par l'Agence mauritanienne d'information (Ami, officielle).
Ledit article 20 dispose : "Le G5 Sahel peut être dissout à la demande d'au moins trois Etats membres. La conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement prononce la dissolution à la majorité des Etats membres et arrête les modalités de dévolution des biens de l'organisation".
*Culture
Unesco : L'iftar inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité
L’Unesco a validé mercredi l’inscription des « traditions socioculturelles » de l’iftar –le repas de rupture du jeûne musulman– au patrimoine immatériel à la demande de l’Azerbaïdjan, l’Iran, l’Ouzbékistan et la Türkiye, a annoncé l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.
L’iftar fait partie des traditions communautaires dont l’importance a été reconnue par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel réuni depuis lundi à Kasane, au Botswana, rapporte le quotidien libanais "L'Orien le jour".
Marquant la rupture du jeûne, « il prend souvent la forme de rassemblements ou de repas, renforçant les liens familiaux et communautaires et promouvant l’entraide, la solidarité et les échanges sociaux », a expliqué l'Unesco.
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