AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Moyen-Orient
- Cessez-le-feu à Gaza : 4ème veto des États-Unis
Les États-Unis opposent leur veto pour la 4ème fois à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies exigeant un cessez-le-feu immédiat à Gaza.
Le projet de résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la libération des otages et la prévention des morts de faim a fait l'objet mercredi d'un veto pour la quatrième fois de la part des États-Unis.
Le projet de résolution soumis par 10 membres élus, l'Algérie, l'Équateur, le Guyana, Malte, le Mozambique, la Corée du Sud, la Sierra Leone, la Slovénie et la Suisse, a été soumis au vote des 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les États-Unis ont opposé leur veto alors que les 14 autres membres ont voté « oui » au projet de résolution.
S'exprimant avant le vote, la représentante permanente du Guyana auprès des Nations unies, Carolyn Rodrigues-Birkett, a souligné que le projet de résolution était le résultat de semaines de négociations entre les membres du Conseil de sécurité des Nations unies.
- Plus de 540 000 personnes ont quitté le Liban pour la Syrie, depuis le 23 septembre, selon le HCR
Plus de 540 000 personnes ont quitté le Liban pour la Syrie, dont 63% de Syriens et 37% de Libanais, après l’escalade des hostilités entre Hezbollah et Israël, indique un rapport du Haut-commissariat pour les réfugiés de l'ONU (HCR) rendu public mardi.
Selon des données de l'Organisation internationale des migrations (OIM) et du HCR, 886 028 Libanais et Syriens ont été déplacés à l'intérieur du Liban, alors que les autorités libanaises déclarent pour leur part que la guerre a fait au moins 1,2 million de déplacés, rapporte le quotidien libanais L’Orient- Le Jour.
Dans son rapport, le HCR affirme que plus de 97 000 réfugiés syriens au Liban ont été déplacés par le conflit en cours depuis le début des hostilités en octobre 2023, dont plus de 80 500 depuis le 23 septembre 2024, date du déclenchement de la guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël. Le HCR estime qu'au moins 340 000 réfugiés syriens résidaient dans les régions les plus touchées par la guerre.
*Guerre Ukraine-Russie
Erdogan critique la décision des États-Unis d'autoriser l'utilisation de missiles longue portée contre la Russie
Le Président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, a exprimé sa désapprobation de la décision des États-Unis d'autoriser l'utilisation du système de missiles tactiques de l'armée ukrainienne (ATACMS) contre la Russie.
Le Chef de l'État turc a fait des déclarations aux journalistes lors de son vol de retour du Brésil où il a participé au sommet des dirigeants du G20.
Il a notamment exprimé son opposition à la décision du président américain, Joe Biden, d'autoriser l'usage par l'Ukraine de missiles longue portée de fabrication américaine contre la Russie.
"Tout d'abord, nous ne considérons pas qu'il s'agit d'une bonne décision et nous ne l'approuvons pas non plus", a-t-il déclaré.
Il a également critiqué l'impact de ces actions sur la guerre Russie-Ukraine, qui a dépassé les 1 000 jours depuis son déclenchement en février 2022.
- Ukraine : Fermeture de l'ambassade des États-Unis à Kiev suite à une alerte de raid aérien majeur
L'ambassade américaine en Ukraine a fermé ses portes, mercredi, après un avertissement concernant la possibilité d'un raid aérien de grande envergure le 20 novembre.
« L'ambassade des États-Unis à Kiev a reçu des informations spécifiques sur une éventuelle attaque aérienne de grande envergure le 20 novembre. Par souci de prudence, l'ambassade sera fermée et les employés de l'ambassade ont reçu l'instruction de s'abriter sur place », peut-on lire dans un communiqué.
Les citoyens américains ont été invités à se préparer à des alertes aériennes, à suivre les mises à jour locales, à trouver des abris et à suivre les instructions des autorités ukrainiennes.
Cette mise en garde est intervenue un jour après que l'Ukraine a attaqué pour la première fois le territoire russe avec des missiles américains ATACMS.
*France
- Colère des agriculteurs : La Coordination rurale bloque le port de Bordeaux
Au troisième jour de la mobilisation des agriculteurs français mercredi, la Coordination rurale (CR), syndicat en pointe dans la mobilisation agricole en France, a bloqué les accès au port de commerce de Bordeaux.
Parti du Lot-et-Garonne mercredi matin, un convoi de la CR a mis huit heures avant de rallier cette ville portuaire située sur la Garonne, dans le sud-ouest de la France, rapporte Le Monde.
Selon le quotidien français, de grandes quantités de pneus et de déchets ont été déversées par des dizaines de tracteurs et remorques de la CR 47, au niveau de deux ronds-points pour bloquer la route donnant accès aux installations du grand port maritime, septième port de France par son trafic commercial.
Une responsable du syndicat, Karine Duc, a fait savoir que "ce blocage [était] prévu pour toute la nuit a minima", avant "d’autres points de chute" par la suite.
- La commission des Lois rejette l’examen urgent d’une procédure de destitution de Macron
La commission des Lois de l’Assemblée nationale française a refusé, mercredi, de convoquer une réunion supplémentaire pour examiner la proposition de destitution du président de la République, Emmanuel Macron, portée par La France insoumise (LFI).
Cette décision, prise par le président de la commission, Florent Boudié, intervient malgré la recevabilité du texte, validée plus tôt dans la journée par le bureau de l’Assemblée.
Cité pat la presse française, Florent Boudié (EPR, coalition présidentielle) a justifié ce refus en invoquant « l’absence d’éléments nouveaux susceptibles de justifier un nouvel examen ». Il a rappelé qu’un texte similaire avait déjà été examiné en octobre, avant d’être rejeté par une large majorité de députés, après ce qu’il a qualifié de « débat approfondi ».
Cette proposition de destitution, inscrite par LFI dans le cadre de leur "niche parlementaire" prévue pour le 28 novembre, visait à maintenir la pression sur le gouvernement.
- L'Assemblée nationale valide la création d'un groupe d'amitié France-Palestine
Les parlementaires français de gauche et du centre ont validé, mercredi, la création d'un groupe d'amitié France-Palestine à l'Assemblée nationale, après des mois de débats.
La décision autorisant la formation du groupe d'amitié à l'Assemblée nationale, qui a été soutenue par les députés de gauche et du centre après des mois de débat, a déjà suscité la controverse, a rapporté Le Journal du Dimanche.
En France, les groupes d'amitié parlementaires sont généralement créés lorsqu'un pays dispose d'un parlement reconnu, qu'il est membre des Nations unies et qu'il entretient des relations diplomatiques avec la France.
Richard Ramos, député du MoDem à l’origine de l'initiative, a défendu la décision comme un pas vers le rétablissement de « l'équilibre » au sein de l'hémicycle.
« Il est impensable d'avoir un groupe d'amitié avec Israël sans équivalent pour la Palestine », a-t-il déclaré, ajoutant que le Sénat disposait déjà d'une structure similaire.
*Mali
- Le président de la Transition limoge le Premier ministre et les membres du Gouvernement
Le président de la Transition du Mali, le général d'armée, Assimi Goïta, a limogé le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga et dissous le gouvernement, selon un décret présidentiel lu mercredi à la télévision nationale (ORTM).
« Le président de la transition, chef de l'État (...) décrète qu'il est mis fin aux fonctions du Premier ministre et des membres du Gouvernement », indique un décret lu à la Radio et Télévision malienne par Alfousseyni Diawara, secrétaire général de la Présidence.
Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a vivement critiqué, samedi, lors du meeting du "Mouvement du 5 juin, rassemblement des forces patriotiques" (M5-RFP), la gestion de la transition.
Dans son discours de 23 pages, Choguel Kokala Maïga a d'abord dressé un bilan de la transition avant de souligner ses inquiétudes par rapport à la gestion de la transition.
- La CPI condamne le terroriste Al-Hassan Ag-Mahmoud à 10 ans de prison
La Cour pénale internationale (CPI) a condamné, mercredi, le terroriste Al-Hassan Ag-Abdoul Aziz Ag-Mohamed Ag-Mahmoud, à une peine de 10 ans d'emprisonnement.
Al-Hassan, membre influent du groupe Ansar-Dine rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique, avait été reconnu coupable par l'instance judiciaire internationale de La Haye, le 24 juin dernier, de "crimes de guerre" et "crimes contre l’humanité".
Le juge Antoine Kesia-Mbe Mindua, qui a présidé l'audience transmise en direct sur Internet, a rappelé qu'"Al-Hassan a été reconnu coupable, à la majorité, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, notamment de torture, de traitements cruels et d'atteintes à la dignité de la personne, pour la flagellation publique de 13 membres de la population de Tombouctou".
Sa condamnation est fondée sur sa contribution à la commission de crimes par d'autres membres des groupes Ansar-Dine et d'Al-Qaïda ainsi que son rôle au sein de la prétendue "police islamique" dans le système répressif entre 2012 et 2013.
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