AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Moyen-Orient
- Israël notifie à la CPI son intention de faire appel des mandats d’arrêt visant Netanyahu et Gallant
Israël a notifié mercredi à la Cour pénale internationale (CPI) son intention de faire appel des mandats d’arrêt visant le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, et son ex-ministre de la défense, Yoav Gallant, a indiqué le bureau de Netanyahu.
Par voie de communiqué repris par la chaîne israélienne i24 news, les services du Premier ministre israélien ont précisé que dans l’attente d’une décision sur le fond, Tel Aviv a aussi demandé à la CPI la suspension de l’exécution de ces deux mandats d’arrêt.
La Chambre préliminaire de la CPI, basée à La Haye, avait déclaré le 21 novembre, dans un communiqué, avoir "émis des mandats d’arrêt contre deux individus, Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant, pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis au moins du 8 octobre 2023 au moins jusqu'au 20 mai 2024, jour où l’Accusation a déposé les demandes de mandats d’arrêt".
- L’armée libanaise commence son redéploiement dans le sud du pays
L’armée libanaise a annoncé mercredi dans un communiqué sur X avoir commencé à "renforcer son déploiement" dans le sud du Liban, un fief du Hezbollah.
‘’Les unités militaires concernées sont redéployées depuis de nombreuses zones vers le secteur du fleuve Litani sud’’, à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne, indique le communiqué consulté par Anadolu.
Les unités militaires vont aussi, "étendre l’autorité de l’Etat en coordination avec la Force intermédiaire des Nations unies au Liban (Finul)".
Auparavant le Premier ministre libanais Najib Mikati avait indiqué que son gouvernement était déterminé à "renforcer la présence de l'armée dans le sud du pays".
- Le Hamas réitère son engagement à coopérer aux efforts visant à instaurer un cessez-le-feu à Gaza
Le mouvement de résistance palestinien Hamas a déclaré, mercredi, qu'il s'engageait à participer à tout effort de cessez-le-feu qui garantirait la fin de l'attaque israélienne, le retrait des troupes et le retour des civils déplacés dans leurs foyers.
Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur entre le Liban et Israël tôt mercredi, mettant fin à plus de 14 mois de combats entre l'armée israélienne et le groupe Hezbollah.
« Nous sommes déterminés à mettre fin à l'agression (israélienne) contre notre peuple dans le cadre national convenu pour arrêter les attaques contre Gaza, ce qui inclut un cessez-le-feu, le retrait des forces d'occupation, le retour des personnes déplacées et la conclusion d'un accord véritable et exhaustif sur l'échange de prisonniers », a déclaré le Hamas dans un communiqué.
- Erdogan : "La Türkiye est prête à contribuer à l'arrêt du massacre à Gaza et à l'instauration d'un cessez-le-feu"
Le Président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, a exprimé la volonté de son pays de contribuer par tous les moyens à l'arrêt du massacre en cours à Gaza et à l'instauration d'un cessez-le-feu durable.
Le Chef de l'Etat turc a pris la parole, mercredi, lors de la réunion du groupe parlementaire de l'AK Parti.
Il a d'abord réagi à l'annonce d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban.
"Nous nous félicitons de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban, qui est entré en vigueur ce matin", a-t-il d'abord partagé.
Avant d'ajouter: "Nous attendons de toutes les parties, en particulier d'Israël, qu'elles s'acquittent de leurs responsabilités à la lettre afin de maintenir le calme sur le terrain".
Par ailleurs, Erdogan a rappelé l'urgence de parvenir au plus vite à un accord pour un cessez-le-feu à Gaza.
*France
- CPI : La France rappelle "l’immunité" de Netanyahu dans ses obligations internationales
La France a déclaré que "l’immunité" du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, doit être respectée dans le cadre des obligations imposées par le droit international, notamment le Statut de Rome. "Le Statut de Rome exige une pleine coopération avec la Cour pénale internationale (CPI)", a précisé le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dans un communiqué publié ce mercredi.
Cependant, le texte prévoit également qu’un État "ne peut être tenu d’agir d’une manière incompatible avec ses obligations en vertu du droit international en ce qui concerne les immunités des États non parties à la CPI". Cette disposition, selon le ministère, s’applique au Premier ministre israélien Netanyahu ainsi qu’à ses ministres. "Ces immunités devront être prises en considération si la CPI devait nous demander leur arrestation et remise", poursuit le communiqué.
Interrogé mercredi sur franceinfoTV, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a lui aussi évoqué ces "questions d'immunité" dans le cadre des mandats d'arrêt internationaux contre Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant.
- Face à une vague de plans sociaux, la CGT appelle à la grève le 12 décembre
La secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet, a lancé, mercredi 27 novembre, un appel aux salariés "pour se mettre en grève et occuper leurs usines" afin d’"empêcher les licenciements", ainsi qu’à une journée de mobilisations devant les usines et les préfectures le 12 décembre prochain.
Citée par Le Monde, la deuxième organisation syndicale de France appelle également "les salariés à l’action pour défendre l’emploi et l’industrie", soulignant que "près de 250 plans de licenciements en préparation, concernant entre 170 000 et 200 000 emplois" sont en cours.
Les plans sociaux (entre autres, à Michelin, ArcelorMittal, Auchan, MA France…) se multiplient depuis plusieurs semaines dans l’Hexagone, touchant l’ensemble des régions.
Selon le Conseil national des administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires quelque 150 000 emplois sont menacés en octobre.
- Le rapporteur général du Budget appelle Macron à démissionner
Charles de Courson, député de la Marne et membre du groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (Liot), a ouvertement appelé à la démission du Président français Emmanuel Macron. Lors d’une intervention sur LCI ce mercredi matin, le rapporteur général du budget a attribué au chef de l’État français la responsabilité du « chaos politique » actuel, consécutif à la dissolution de l’Assemblée nationale en juin dernier.
Par voie de cette intervention, Charles de Courson a pointé du doigt une décision controversée, même au sein de la majorité présidentielle. « Qui est à l’origine du chaos politique ? C’est bien le président de la République lorsqu’il a fait cette dissolution que même ses propres amis n’ont pas comprise », a-t-il accusé. Selon l’élu, cette décision a accentué la fragmentation et l’instabilité de la Chambre basse, rendant impossible tout consensus, notamment sur le vote du budget.
- Colère des agriculteurs : Les actions se durcissent
Les mobilisations des agriculteurs se poursuivent ce mercredi 28 novembre à travers la France, marquées par une intensification des actions. Déversements de déchets, barrages filtrants et rassemblements devant des institutions symboliques témoignent de l’exaspération du monde agricole face aux défis économiques et réglementaires qu’il rencontre.
Dans le Tarn-et-Garonne, le centre de Montauban a été le théâtre d’une action coup de poing. Des tracteurs ont convergé vers la préfecture où des détritus ont été déversés en grande quantité dans la soirée de mardi. Cette intervention s’inscrit dans une série d’actions visant à obtenir des réponses concrètes à la crise que traverse le secteur.
Le contexte national reste tendu avec des actions simultanées dans plusieurs départements. Opérations escargot, blocages de sites logistiques et déversements de matériaux devant des institutions locales ou régionales se multiplient.
*Mali
Quatre employés de la société aurifère canadienne Barrick Gold arrêtés
Quatre employés de la société aurifère canadienne Barrick Gold ont été arrêtés au Mali, ont rapporté des médias français.
Cette annonce a été faite mardi par deux sources au fait du dossier, précise Zonebourse.
Il s’agit des mêmes employés brièvement arrêtés en septembre, selon une des sources, citée par le même média.
Mark Bristow, PDG de Barrick, avait déclaré à Reuters au début du mois de novembre que le numéro deux mondial de l'extraction de l'or était convaincu de pouvoir résoudre les revendications et les différends avec les autorités avant la fin de l'année, rapporte encore Zonebourse.
Citant un communiqué de la compagnie, RFI indique que les quatre employés ont été inculpés et placés en détention en attendant leur procès. Barrick Gold conteste les charges, sans les préciser, ajoute le média français.
*Tanzanie
Vingt-neuf morts dans l’effondrement d’un immeuble à Dar es Salem (bilan définitif)
Les opérations de sauvetage à Dar es Salam ont été suspendues, plus de 10 jours après l’effondrement d’un immeuble dans le quartier de Kariakoo, une zone commerçante très animée de la capitale tanzanienne, ont rapporté des médias africains.
Le nombre officiel de morts est passé à 29, selon un compte rendu du porte-parole du gouvernement Thobias Makoba, mardi, précise Africanews.
Le propriétaire de l'immeuble a été arrêté suite à l'ouverture d'une enquête sur le drame survenu le 16 novembre dernier, il est depuis aux mains des autorités, selon la même source.
Plus de 80 personnes ont été extraites vivantes des décombres de l'immeuble de quatre étages, qui abritait des dizaines de boutiques, indique Africanews.
*Myanmar
Le procureur de la CPI requiert un mandat d'arrêt à l'encontre du chef de la junte
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, mercredi, que son bureau avait requis la délivrance d'un mandat d'arrêt à l'encontre du chef de la junte du Myanmar, pour la déportation et la persécution des musulmans Rohingya.
« Après une enquête approfondie, indépendante et impartiale, mon bureau a conclu qu'il existe des motifs raisonnables de croire que le généralissime et président par intérim Min Aung Hlaing, commandant en chef des services de défense du Myanmar, porte la responsabilité pénale des crimes contre l'humanité que sont la déportation et la persécution des Rohingya, commis au Myanmar et, en partie, au Bangladesh », a déclaré Karim Khan dans un communiqué.
Selon le procureur, ces crimes ont été commis entre le 25 août 2017 et le 31 décembre 2017 par les forces armées du Myanmar, soutenues par la police nationale, la police des frontières, ainsi que par des civils non Rohingya.
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