France : Alexandre Benalla auditionné par le Sénat
- Alexandre Benalla a affirmé qu'il n'a « jamais été le garde du corps d’Emmanuel Macron »Lassaad Ben Ahmed
19 Septembre 2018•Mise à jour: 20 Septembre 2018
FranceAA / France / Fawzia Azzouz
L’ex-collaborateur de l’Elysée, Alexandre Benalla a déclaré, mercredi, devant la commission d'enquête du Sénat français, n’avoir « jamais été le garde du corps d’Emmanuel Macron ».
Au cours de son audition devant les parlementaires français, Benalla a indiqué que ses fonctions auprès de la présidence de la République française se limitaient à « l’organisation des déplacements nationaux », « la coordination des services de sécurité », « l’organisation des déplacements privés du président » et « l’organisation des événements au Palais.
Retransmise en direct à la télévision française, l’audition d’Alexandre Benalla était très attendue.
Concernant son autorisation de port d’arme, il a affirmé aux sénateurs « oui, je rentrais avec mon arme sur moi, un Glock 43, jusqu’à mon domicile ».
Il a, par ailleurs balayé, les affirmations véhiculées dans les médias français et qui le présentaient comme le garde du corps du président de la république Emmanuel Macron.
Fin juillet, Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, avait été identifié sur des images, par le journal d’informations « Le Monde » exerçant des violences sur des manifestants le 1er mai dernier.
Il est mis en examen pour « violences, usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l'autorité publique », aux côtés de trois autres gradés de la police nationale, comme l’avait rapporté Anadolu.
Depuis le début de cette affaire, érigée au rang de scandale d’Etat par les médias français, une commission d’enquête parlementaire a été mise en place et a déjà notamment permis d’auditionner le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb (qui a annoncé son départ en 2019) ou encore Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président Macron.
Pour rappel, Benalla avait été licencié par l’Elysée après qu’il se soit procuré illégalement les vidéos de surveillance qui l’incriminent, suite aux révélations faites par le journal le Monde.
Mercredi, en clôture de son audition au Sénat, Benalla a tenu à faire part de son sentiment aux parlementaires. « Mon propos, c'était celui d'être instrumentalisé à des fins politiques. (...) J'ai ressenti à un moment un acharnement médiatique, politique », a-t-il dit.