Fawzia Azzouz
05 Octobre 2019•Mise à jour: 06 Octobre 2019
AA/France/Fawzia Azzouz
L’auteur de l’attaque au couteau qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris ce jeudi, avait prémédité son acte avec une "volonté avérée de mourir au cours de son acte", a annoncé, samedi, le premier procureur du PNAT (parquet national antiterroriste) Jean-Francois Ricard.
La garde à vue de son épouse débutée jeudi à 15h40 (heure locale) a été prolongé de 48 heures supplémentaires, a précisé Ricard au cours d’une conférence de presse.
L’enquête, placée depuis vendredi soir, sous l’égide du PNAT, concerne des faits "d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique, tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique et association de malfaiteurs terroristes" , explique le procureur.
Jean-Francois Ricard est revenu sur le déroulé de l’entreprise criminelle de Mickaël Harpon.
Cet agent administratif de la DRPP (Direction du Renseignement de la Préfecture de Police), a quitté son poste de travail peu après midi pour se rendre dans un commerce où "il a acheté à 12h24 deux couteaux" avant de retourner dans les locaux de la préfecture.
L’une de ses victimes, "un major de police 50 ans", présente "une large plaie à la gorge".
Les trois autres victimes décédées, présentent pour leur part des traces de multiples coups de couteau.
Après avoir abattu ses quatre victimes, et blessé une cinquième fonctionnaire, « il s’est ensuite retrouvé face à un gardien de la paix stagiaire en poste depuis six jours » explique le procureur du PNAT, avant de préciser que « l’auteur s’est mis à courir dans sa direction », conduisant le gardien de la paix à faire feu.
Il s’est écoulé 7 minutes entre le début de la tuerie à 12h53 et la mort de l’assaillant à 13 heures.
Ce sont finalement les résultats des premières exploitations du téléphone de l’assaillant qui ont conduit à la saisine du PNAT.
S’il convient que "les sms échanges avec son épouse ne sont pas explicites sur l’action engagée" , le procureur affirme qu’ils traduisent "une préméditation " et "une volonté avérée de mourir au cours de son acte".