Nadia Chahed
15 Mars 2017•Mise à jour: 15 Mars 2017
AA/Paris/Souhir Bousbih
Mis en examen mardi pour détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux, le candidat du parti Les Républicains( LR) à la présidentielle du 23 avril, François Fillon a clamé son innocence mercredi sur les ondes d’une radio nationale.
« Je suis innocent, ma femme a travaillé avec moi pendant des années comme c’est le cas de centaines et de centaines de parlementaires» a-t-il soutenu à propos des soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur son épouse et deux de ses enfants.
« Nous sommes devant une procédure judiciaire qui n’est pas normale poursuit-il, même le juge l’a reconnu, elle est adossée à un calendrier politique ».
Pour l’ancien premier ministre, toute cette affaire relèverait d’une instrumentalisation politique: « L'objectif, c'était de m'empêcher d'être candidat et, si possible, de faire en sorte avec ce calendrier diabolique, ma mise en examen deux jours avant la clôture des candidatures à l'élection présidentielle... L'objectif était de faire en sorte que la droite et le centre n'aient pas de candidat. Comme ça, c'est plus simple, ce sera un débat entre la gauche et Madame le Pen ».
Il a également réitéré son maintien dans la course à la présidentielle malgré sa mise en examen, une décision qui va à l'encontre de son engagement pris le 26 janvier sur le plateau de TF1.