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17 Décembre 2024•Mise à jour: 17 Décembre 2024
AA / Tunis / Salim Boussaïd
Le Premier ministre français récemment nommé, François Bayrou, poursuivait ses consultations, mardi, en recevant à Matignon les représentants des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale.
Les premiers à être reçus ce mardi sont les écologistes.
"Nous sortons de ce rendez-vous avec le nouveau Premier ministre encore plus inquiets que nous y sommes entrés", a déclaré Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, au sortir de son entretien avec le nouveau locataire de Matignon.
"Si Monsieur Bayrou continue d’emprunter le même chemin que Monsieur Barnier... Il connaîtra le même destin", a-t-elle posté sur son compte "X", faisant allusion à la motion de censure adoptée contre l'ancien Premier ministre Michel Barnier.
Le même constat a été dressé par sa collègue Cyrielle Chatelain, cheffe du groupe parlementaire "Ecologiste et social".
"On ressort extrêmement inquiets, déstabilisés. Nous avions face à nous un Premier ministre qui a plus parlé de Pau que de la France", a-t-elle indiqué, se joignant aux critiques qui reprochent au nouveau Premier ministre son déplacement pour participer à un conseil communal à Pau, dont il est encore le Maire, au lieu de se rendre à Mayotte, l'archipel français frappé par le cyclone Chido.
Bayrou a ensuite reçu Marc Fesneau président du groupe "Les Démocrates" qui s'est montré moins pessimiste.
"On doit trouver les voies à la fois de la réconciliation et de la stabilité", a-t-il soutenu.
"Cela nécessite de la clarté entre les parlementaires de groupes qui, quand bien même ils n'appartiendraient pas au gouvernement (...) ont envie que le pays avance et que le pays soit doté d'un budget", a-t-il déclaré suite à sa réunion avec le Premier ministre.
Marc Fesneau a fait savoir que Bayrou tentera de former un gouvernement d'ici la fin de la semaine.
Sur la même longueur d'onde, Laurent Marcangeli, président du groupe "Horizons" à l'Assemblée nationale, a évoqué l'importance de favoriser la stabilité politique.
"Nous avons répété ce à quoi nous sommes prêts, c'est-à-dire participer à la stabilité politique, sur des bases claires et saines", a-t-il plaidé, soulignant l'obligation de doter le pays d'un budget.
Bayrou avait reçu d'autres chefs de groupes parlementaires, lundi, en l'occurrence Marine Le Pen et Jordan Bardella du Rassemblement national (RN), Gabriel Attal, chef du groupe parlementaire Ensemble pour la République (fondé par Macron), ainsi qu'Olivier Faure du Parti socialiste.
Seule Mathilde Panot, cheffe du groupe parlementaire La France insoumise ne participe pas à ces consultations.
"Par principe, nous ne refusons pas de rencontrer le Chef du gouvernement. Mais puisque le Premier ministre n'a pas encore formé son gouvernement et ne s'est pas encore présenté devant l'Assemblée nationale, nous ne participerons pas à de telles discussions", a-t-elle déclaré dans un communiqué en date du 15 décembre courant.
Une fois le nouveau gouvernement constitué, le nouveau Premier ministre prononcera son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale le 14 janvier prochain.