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19 Février 2025•Mise à jour: 19 Février 2025
AA/Tunis
Le Parlement français a approuvé ce mercredi la nomination de Richard Ferrand, dont le nom avait été proposé par Emmanuel Macron, pour présider le Conseil constitutionnel et succéder à Laurent Fabius, ont rapporté des médias locaux.
Les résultats du vote des sénateurs et députés des deux commissions de loi a été faite mercredi en début d’après-midi par la présidente de la commission des lois du Sénat Muriel Jourda, précise le monde.
La candidature de Richard Ferrand, ancien président de l’Assemblée nationale (2018-2022) et proche d’Emmanuel Macron, a été contestée par 58 voix contre. Le seuil de majorité des 3/5e pour acter un rejet de sa nomination qui était retombé à 59 voix avec l’abstention, n’a pas été atteint à une voix près, souligne le même média.
Au total, 97 parlementaires se sont exprimés et 39 parlementaires ont voté pour sa nomination. Au Sénat, sur 40 votes exprimés 14 ont été favorables et 26 contre, tandis qu’à l’Assemblée, sur 57 voix exprimés, 25 se sont dits pour sa désignation, et 32 contre, précise la même source.
L’ancien président de l’Assemblée nationale a déclaré mercredi lors d’une audition qu’il n’avait "jamais été (s) a pensée ni (s) on désir » qu’Emmanuel Macron puisse effectuer un troisième mandat", rapporte Le Parisien.
« Je connais l’article six de notre Constitution et naturellement, il s’appliquera au président actuel comme il s’appliquera à d’autres, sauf modification, si le constituant que vous êtes le décide », a-t-il déclaré, auditionné par les députés de la commission des lois de l’Assemblée nationale, indique le même média.
L’article 6 de la Constitution prévoit que le président « ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Une polémique était partie de propos de Richard Ferrand en juin 2023 dans une interview au Figaro lorsqu’il a plaidé pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels consécutifs, sans pour autant souhaiter explicitement qu’Emmanuel Macron puisse se représenter.