Fatma Bendhaou
15 Février 2022•Mise à jour: 15 Février 2022
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le Parlement français a définitivement adopté, ce mardi, par un ultime vote très large du Sénat, le projet de loi visant à « demander pardon » aux harkis et à reconnaître leur préjudice.
Les députés avaient déjà adopté, le 9 février dernier, le texte final, par 122 voix favorables et 9 contre.
Il s’agit d’une promesse du Président Emmanuel Macron qui avait reçu plusieurs centaines de représentants de harkis en septembre dernier, et avait demandé « pardon » aux « combattants ayant subi les camps, la prison et le déni » estimant que la France « a manqué à ses devoirs envers les harkis, leurs femmes, leurs enfants ».
Cette loi portant « reconnaissance de la Nation et réparation des préjudices subis par les harkis » va désormais ouvrir la voie à une indemnisation des harkis et de leurs familles.
Le montant de l’indemnité sera calculé en fonction de la durée durant laquelle les harkis, leurs enfants et leurs conjoints, ont séjourné dans des camps sur la période allant du 20 mars 1962 au 31 décembre 1975.
Les montants qui seront octroyés pourraient ainsi aller de 2 mille à 15 mille euros, une compensation jugée dérisoire par nombre de harkis et d’élus.
Une « commission nationale de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, les autres personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et les membres de leurs familles » est également créée par le texte législatif.