Hatem Kattou
15 Février 2018•Mise à jour: 15 Février 2018
AA / Gaza / Nour Abu Aisha
Les syndicats du secteur de la santé de Gaza (proches de Hamas), ont mis en garde, jeudi, contre "la propagation des maladies et des épidémies dans différentes zones de la bande de Gaza, en raison de l'effondrement du système de santé et de l'accumulation des déchets médicaux et des immondices dans les hôpitaux et les centres affiliés au ministère de la Santé."
C'est ce qui ressort d'une conférence de presse, tenue en marge d'une manifestation organisée par les syndicats, au complexe médical de al-Shifa à Gaza, pour exiger du gouvernement palestinien qu'il sauve le secteur de la santé de l'effondrement et qu'il paye les salaires du personnel du ministère.
Les manifestants, dont des médecins et des employés des entreprises d'assainissement (sous contrat avec le ministère de la Santé, mais n'ayant pas perçu leurs salaires pour le cinquième mois d'affilée), ont brandi des bannières appelants le gouvernement à payer leurs salaires et à sauver le secteur de la santé à Gaza.
"La situation sanitaire et humanitaire est une véritable catastrophe environnementale, due à l'accumulation des immondices dans les hôpitaux et les centres de santé", a déclaré, au nom des syndicats de la santé, Khalil al-Doqran, secrétaire du syndicat des infirmiers, lors de la conférence de presse, ajoutant que "cette catastrophe mènera à la propagation des maladies et des épidémies et risque de toucher la Cisjordanie occupée, voire l'ensemble des pays de la région".
Les installations du ministère de la Santé dans la bande de Gaza connaissent une détérioration significative, en raison du manque de financement résultant de la laborieuse réconciliation entre Fatah et Hamas.
Le ministère avait déjà annoncé l'interruption des activités de nombreuses cliniques et hôpitaux, en raison de l'épuisement du carburant nécessaire au fonctionnement des générateurs.
Les employés des entreprises d'assainissement ont, pour la cinquième journée consécutive, suspendu leurs prestations au sein des hôpitaux pour réclamer leurs salaires impayés.