Ahmet Gençtürk
30 Septembre 2024•Mise à jour: 01 Octobre 2024
AA / Athènes / Ahmet Gencturk
En Grèce, les deux principaux partis d'opposition de gauche ont condamné l'assassinat du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, perpétré la semaine dernière par Israël.
« L'État terroriste d'Israël poursuit, avec la bénédiction et le soutien des États-Unis, de l'OTAN et de l'UE, une guerre généralisée contre les peuples du Moyen-Orient, avec des conséquences imprévisibles pour l'ensemble de la région et au niveau international », a déclaré le Parti communiste de Grèce dans un communiqué lundi.
Le parti a déclaré que l'assassinat de Nasrallah et du chef du Hamas Ismail Haniyeh en juillet dernier, et les menaces d'attaque terrestre contre le Liban, ainsi que le génocide en cours à Gaza, « montrent qu'un plan est en cours pour intensifier la guerre et les interventions impérialistes, dont l'impact dépasse les frontières du Moyen-Orient ».
Le parti a également accusé le gouvernement conservateur grec d'être complice des crimes d'Israël en lui apportant un soutien politique, économique et militaire.
Dimanche, le principal parti d'opposition de gauche, Syriza, a averti qu' « une nouvelle guerre régionale sans règles, avec une forte population civile, se profile à l'horizon avec des implications qui dépassent les frontières géographiques du Moyen-Orient ».
« La région est au bord d'une conflagration généralisée dont la responsabilité incombe aux États-Unis et à Israël qui, par leurs actions, contribuent à la marginalisation de l'ONU, abolissent la diplomatie multilatérale et vont jusqu'à saper la paix internationale », a déclaré le parti dans un communiqué en réaction à l'assassinat de Nasrallah.
Le parti a également appelé le gouvernement à prendre des initiatives immédiates, en collaboration avec d'autres gouvernements, pour instaurer une paix juste dans la région.
Israël mène, depuis le 23 septembre, des frappes aériennes massives contre ce qu'il qualifie de cibles du Hezbollah dans tout le Liban, tuant plus de 960 personnes et en blessant plus de 2 770 autres, d'après le ministère libanais de la Santé.
Plusieurs dirigeants du Hezbollah, dont son Secrétaire général Hassan Nasrallah, ont été tués au cours de ces attaques.
Le Hezbollah et Israël se livrent à une guerre transfrontalière depuis le début de l'offensive israélienne contre la Bande de Gaza, offensive qui a fait près de 41 600 morts, principalement des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre de l'année dernière.
La communauté internationale a prévenu que les attaques israéliennes contre le Liban pourraient faire dégénérer le conflit de Gaza en une guerre régionale de plus grande ampleur.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj