Mona Saanouni
31 Mai 2019•Mise à jour: 31 Mai 2019
AA/Jeddah
L’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) a traité, jeudi, des violations des droits de l’Homme commises contre la minorité des Rohingyas à Myanmar.
L’Organisation a souligné, dans un communiqué, que « le comité ministériel, relevant de l’OCI et chargé d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme contre les Rohingyas à Myanmar, s’est réuni jeudi à Jeddah en Arabie Saoudite ».
La réunion a porté sur « la situation et les développements survenus concernant la minorité des Rohingyas et les réfugiés dans la région frontalière entre le Bangladesh et Myanmar ainsi que des répercussions de l’affaire en général ».
Les parties réunies ont également discuté de « l’élaboration d’une position commune aux pays membres de l’OCI à l’égard de la crise des Rohingyas et des facteurs influents sur leur avenir à Myanmar et dans les pays d’accueil ».
Le communiqué de l’Organisation souligne, dans le même contexte que la réunion est la suite de celle de Banjul en Gambie, tenue en février dernier.
L’Organisation Amnesty International (non gouvernementale, siège à Londres) avait publié, mercredi, un rapport sur les violations des droits de l’Homme, commises par l’armée de Myanmar contre les musulmans rohingyas et qui a fait des milliers de morts et de blessés.
Depuis le 25 août 2017, l'armée du Myanmar et les milices bouddhistes commettent des massacres contre les musulmans Rohingyas dans l’Etat d’Arakan, faisant des milliers de morts, selon des sources et des rapports locaux et internationaux concordants.
Le gouvernement du Myanmar considère les musulmans Rohingyas comme étant des "migrants illégaux" du Bangladesh, tandis que les Nations Unies les qualifient de "minorité la plus persécutée au monde".