Sahin Demir
25 Août 2026•Mise à jour: 25 Août 2026
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a déclaré lundi soir que ses Casques bleus continuaient de faire état d’« importantes destructions » d’infrastructures civiles dans le sud du Liban, avertissant que des quartiers entiers avaient été détruits et que certaines destructions semblaient « systématiques plutôt que sélectives ».
La porte-parole de la FINUL, Kandice Ardiel, a déclaré à UN Radio que les Casques bleus avaient documenté d’importants dégâts et destructions entre Kafr Kila, Khiam et Naqoura.
Israël a lancé d’importantes attaques contre le Liban depuis le 2 mars, affirmant qu’elles visaient le Hezbollah, tandis que le groupe libanais a riposté par des attaques contre Israël, mettant de fait fin au cessez-le-feu qui était en vigueur depuis novembre 2024.
« Des habitations et des commerces, des écoles et des hôpitaux, ainsi que d’autres infrastructures essentielles comme les routes et les réseaux d’électricité et d’eau » ont été endommagés ou détruits, a déclaré Ardiel.
« Il est difficile de surestimer l’ampleur des destructions subies par certaines communautés. Des quartiers entiers ont été détruits », a-t-elle ajouté.
Elle a également indiqué que les Casques bleus s’inquiétaient de certains cas dans lesquels « les destructions semblent systématiques plutôt que sélectives ».
Ardiel a averti que les conséquences allaient au-delà des dégâts matériels, évoquant les déplacements de population, les pertes de biens et de moyens de subsistance, la perturbation des réseaux communautaires et une diminution du sentiment de sécurité.
Elle a estimé que ces destructions pourraient avoir des conséquences à long terme sur la capacité des civils à retourner dans leurs communautés et à reconstruire leur vie.
« Toute paix durable dépend de communautés fortes et stables, de communautés où les gens peuvent avoir de l’espoir pour l’avenir », a-t-elle déclaré, avertissant que l’érosion de cet espoir rendrait l’avenir plus instable pour les familles vivant et travaillant des deux côtés de la Ligne bleue.
Ardiel a indiqué que le rôle principal de la FINUL dans le sud du Liban était de contribuer à la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU et de contribuer au rétablissement de la sécurité et de la stabilité.
Elle a précisé que les Casques bleus soutenaient également les organisations humanitaires en coordonnant leurs déplacements en toute sécurité dans le sud du Liban et, dans certains cas, en fournissant des escortes afin de faciliter l’acheminement de l’aide aux personnes dans le besoin.
La FINUL soutient également les communautés locales au moyen de projets à petite échelle, notamment en contribuant à la remise en état des infrastructures hydrauliques et en fournissant des fournitures scolaires, de la nourriture et des articles d’hygiène, a-t-elle ajouté.
« Nous sommes fermement convaincus que la résolution 1701 reste le cadre permettant de parvenir à la stabilité, mais une stabilité à long terme ne peut pas être bâtie sur des ruines », a déclaré Ardiel.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz