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25 Octobre 2021•Mise à jour: 26 Octobre 2021
AA / Soudan
La Ligue arabe a exprimé, lundi, sa profonde préoccupation face aux développements au Soudan, appelant toutes les parties à respecter les accords de la période de transition dans le pays.
C'est ce qui est ressorti du communiqué de la Ligue arabe, à l'issue de la série d'arrestations, du Premier ministre soudanais Abdullah Hamdok, des ministres de son gouvernement et des dirigeants politiques des "Forces de la Liberté et du Changement" (la composante civile de la coalition au pouvoir).
Le communiqué indique que "la Ligue arabe exprime sa profonde préoccupation face à l'évolution de la situation au Soudan et appelle toutes les parties soudanaises à se respecter pleinement le document constitutionnel signé en août 2019 ainsi que l'Accord de paix de Juba pour l'année 2020".
Le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré "il est important de respecter toutes les décisions et tous les accords qui ont été convenus concernant la période de transition menant à la tenue d'élections", selon le même communiqué.
Aboul Gheit a également appelé à la nécessité de "s'abstenir de toute mesure qui perturberait la période de transition ou ébranlerait la stabilité au Soudan".
Et à l'aube du lundi, Khartoum a été témoin d'une série d'arrestations intensives d'un certain nombre de ministres du gouvernement actuel et de dirigeants des Forces pour la Déclaration de la Liberté et du Changement (la composante civile de la coalition au pouvoir).
Pendant ce temps, le ministère soudanais de l'Information a annoncé, via son compte officiel Twitter, qu'une force de l'armée soudanaise avait arrêté le Premier ministre Abdullah Hamdok après avoir refusé de soutenir ce qu'il a qualifié de "coup d'État".
Pour leur part, plusieurs forces politiques soudanaises, via des communiqués publiés séparément, ont appelé les citoyens à protester contre la désobéissance civile et à descendre dans la rue pour protester contre les récents mouvements, notamment l'"Association des professionnels" et le "Congrès", "Nation nationale" et les partis "communistes".
En réponse, plusieurs Soudanais sont descendues dans les rues de la capitale, Khartoum, comme le montrent les vidéos diffusées en direct sur les pages de communication des militants soudanais.
Il y a quelques semaines, la tension s'est intensifiée entre les composantes militaire et civile de l'autorité de transition ; En raison des critiques adressées par les chefs militaires aux forces politiques dans le contexte de l'échec d'une tentative de coup d'État le 21 septembre dernier.
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad