Abduljabbar Aburas
08 Mars 2022•Mise à jour: 08 Mars 2022
AA / Tokyo
Le gouvernement japonais a annoncé, ce mardi, une nouvelle série de sanctions contre la Russie et la Biélorussie, sur fond de la guerre menée par la Russie en Ukraine.
C'est ce qu'a déclaré le secrétaire général du Cabinet japonais, Hirokazu Matsuno, lors d'une conférence de presse, tenue aujourd'hui, selon le journal local Kyodo News.
Matsuno a déclaré que le Japon allait imposer davantage de sanctions contre la Russie et la Biélorussie, dont notamment, le gel des avoirs de responsables gouvernementaux et d'institutions.
Le secrétaire général a ajouté qu’au moment où le conflit mené par la Russie contre l'Ukraine "impliquant clairement la Biélorussie" gagne en escalade, le Japon interdira l'exportation d'équipements de raffinage de pétrole vers la Russie et de produits multi-usages vers la Biélorussie.
Le haut responsable japonais a expliqué que les sanctions visent 32 personnalités originaires de Russie et de Biélorussie, parmi lesquelles figurent des responsables gouvernementaux et des hommes d'affaires, ainsi que 12 organismes, et notamment des sociétés liées à l'armée, qui ont été inclus dans la liste de ceux dont les avoirs seront gelés au Japon.
Tokyo a également imposé des sanctions au ministère biélorusse de la Défense et à une société de semi-conducteurs basée dans la capitale biélorusse Minsk, et a interdit la réception de paiements de leur part par les exportateurs japonais, à partir du 15 mars prochain.
Le Japon a rejoint les pays occidentaux en imposant une série de sanctions économiques à la Russie et à la Biélorussie, dont notamment, le gel des avoirs du président russe, Vladimir Poutine, et du président biélorusse, Alexandre Loukachenko.
Le pays du soleil levant a également exclu sept banques russes du réseau mondial de paiements SWIFT, pour perturber leurs échanges commerciaux et leurs transferts de fonds.
À l’aube du 24 février dernier, la Russie a entamé une guerre en Ukraine, qui a suscité de vives réactions internationales et l'imposition de sanctions économiques et financières "sévères" contre Moscou.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.