Şerife Çetin
19 Septembre 2024•Mise à jour: 20 Septembre 2024
AA / New York / Şerife Çetin
Les Nations unies ont indiqué que les développements au Liban sont suivis de près par le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, et son équipe.
C'est ce qu'a rapporté Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, lors de son point de presse quotidien.
"La Coordinatrice spéciale de l'ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a été en contact continu avec tous les acteurs concernés pour appeler à la retenue et au calme", a-t-il indiqué, ajoutant qu'elle poursuit également à soutenir les efforts diplomatiques.
Notant que Guterres et son équipe suivent de près les développements au Liban et dans le nord d'Israël, Dujarric a appelé toutes les parties à appliquer la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui vise à mettre fin aux hostilités et à stabiliser la région.
Il a également affirmé que la Force intérimaire des Nations unies au Liban est en contact avec les parties impliquées.
Des milliers d'appareils de communication sans fil avaient explosé, mardi, à Beyrouth et dans divers autres régions du Liban, faisant 12 morts et 2 323 blessées.
Une seconde vague d'explosions de talkie-walkies, mercredi, avait tué 25 personnes et blessé 608 autres individus.
Alors que les autorités libanaises ont attribué la responsabilité à Israël, ce dernier n'a pas réagi à ces accusations.
Depuis le 8 octobre 2023, la frontière israélo-libanaise est le théâtre de tensions, de bombardements et d'échanges de tirs entre l'armée israélienne d'une part, et le Hezbollah et les factions palestiniennes de l'autre, qui ont fait des morts et des blessés des deux côtés.
Après la déclaration de guerre israélienne au mouvement de résistance islamique Hamas, le Hezbollah a déclaré à maintes reprises qu'il ne resterait pas neutre et soutiendrait la résistance palestinienne à travers des opérations lancées contre des positions israéliennes près de la frontière avec le Liban.
Les hostilités entre le Hezbollah et Tel Aviv ont entraîné le déplacement de près de 150 000 habitants des zones frontalières du sud du Liban et du nord d’Israël (environ 60 000 côté israélien et 95 000 côté libanais).
Israël occupe depuis plusieurs décennies des terres libanaises au Liban-Sud. Un conflit meurtrier avait déjà opposé Tel Aviv au Hezbollah en 2006.