Wassim Samih Seifeddine
19 Novembre 2021•Mise à jour: 20 Novembre 2021
AA / Beyrouth
Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a annoncé, ce vendredi, qu'"il y a une solution à tout au Liban, et j'ai dit au Président de la République, Michel Aoun, que j'appellerai le Conseil des ministres à se réunir bientôt, pour ramener les choses à la normale".
Le Conseil des ministres ne s'est plus réuni depuis le 12 octobre dernier, dans l'attente d'une solution à la crise, qui a éclaté en raison du vif désaccord entre les partis politiques au Liban, sur les décisions de l'enquêteur judiciaire dans l'affaire de l'explosion du port de Beyrouth, le juge Tarek Bitar, accusé par le Hezbollah, et certains de ses alliés, de partialité et exige qu'il soit dessaisi de l'enquête.
Mikati a déclaré lors d'une conférence de presse, après avoir rencontré le chef de Confédération générale des travailleurs du Liban, Bechara Asmar, au siège du syndicat à Beyrouth : "nous sommes dans une phase de très forte inflation, en raison de l'accumulation des années de subventions".
Le Premier ministre libanais a déclaré avoir souhaité un retour, aujourd'hui, à la politique de subventions, "mais nous n'avons pas la capacité de le faire, car les fonds ne sont pas disponibles" a-t-il affirmé.
Et d’ajouter : "Concernant la question de la sécurité sociale, nous commencerons au début du mois prochain à enregistrer les familles les plus nécessiteuses, et ces fonds sont garantis par la Banque mondiale."
Un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) est largement considéré comme le seul moyen pour le Liban d'obtenir l'aide internationale, dont il a tant besoin.
Parmi les anciens responsables que Bitar tente d’interroger dans le cadre de l’affaire de l'explosion du port de Beyrouth, figurent un certain nombre d'alliés éminents du Hezbollah, soupçonnés d'être à l'origine de la négligence à l’origine de l'explosion, qui a fait plus de 200 morts et détruit de vastes zones de la capitale libanaise.
*Traduit de l’arabe par Mounir Bennour