Alaa Walid Elhamoud Elkidir
03 Novembre 2016•Mise à jour: 04 Novembre 2016
AA / Beyrouth
Le chef du Courant "al-Moustakbel" Saad Hariri a déclaré, jeudi, qu’il accepte la mission que lui a confié le président libanais Michel Aoun pour former un nouveau gouvernement.
«J’ai été honoré par cette mission et remercie le président de la République et le Parlement pour leur confiance», a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse, animée peu après sa réunion avec Aoun au palais de Baabda.
Et Hariri d’ajouter : «J’ai de grands espoirs pour que cette phase positive puisse mettre fin à la souffrance du pays et des citoyens, après plus de deux ans d’immobilisme».
Hariri a annoncé qu’il se concertera avec tous les groupes parlementaires, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui, pour composer un gouvernement de consensus national capable de dépasser les divisions.
«Ce sera une nouvelle ère où nous nous serrons les coudes pour traiter les crises économique, écologique, politique et sécuritaire», a-t-il souhaité.
Le nouveau Premier ministre a également appelé la classe politique libanaise à travailler pour redonner espoir aux jeunes, ainsi qu’aux investisseurs arabes et rétablir la confiance dans le climat des affaires au Liban.
Le groupe "Développement et Libération" de Nabih Berri, président du parlement et chef du mouvement chiite (Amal) a apporté son soutien à la candidature de Hariri.
Berri a déclaré : «J’ai une dette envers Hariri. Je lui ai dit que je serai toujours à ses côtés à tort ou à raison. Aujourd’hui, lors de ma réunion avec le groupe "Développement et Libération" j’ai décidé d’honorer cette dette en soutenant sa candidature».
Lundi, le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a été élu par le Parlement au poste de président de la République, avec 83 voix favorables, 36 votes blancs, et 8 bulletins annulés.
EZ