Murat Başoğlu
03 Février 2024•Mise à jour: 05 Février 2024
AA/ Irak/ Abdul Jabbar Aburas
Le ministère irakien des Affaires étrangères a annoncé samedi, la convocation du chargé d'affaires de l'ambassade des États-Unis à Bagdad, pour lui remettre une note officielle de protestation concernant "l'attaque qui a visé des sites militaires et civils" dans le pays.
Samedi à l'aube, le commandement central américain (CENTCOM) a annoncé le lancement de frappes de représailles en Irak et en Syrie contre 85 cibles des brigades al-Qods, affiliées aux Gardiens de la révolution.
Le ministère irakien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué ce qui suit: "Pour protester contre l'agression américaine qui a visé des sites militaires et civils irakiens, le ministère des Affaires étrangères convoquera le chargé d'affaires de l'ambassade des États-Unis à Bagdad, David Berker, en raison de l'absence de l'ambassadeur américain".
Et d'ajouter: "Il s'agit d'une note officielle de protestation contre l'attaque américaine qui a visé des sites militaires et civils dans les régions d'Akashat et d'Al-Qaim (ouest) hier soir, vendredi", selon l'agence de presse irakienne.
Plus tôt dans la journée, le gouvernement irakien a fait savoir que l'attaque avait fait 16 morts, dont des civils, en plus de 25 blessés. Elle a également causé des pertes et des dommages aux bâtiments résidentiels et aux biens des habitants.
Il a également nié l'existence d'une quelconque coordination préalable pour que les États-Unis lancent des frappes contre l'Irak, qualifiant l'annonce de la partie américaine de «fausse allégation visant à tromper l'opinion publique internationale».
Les frappes américaines font suite à l’attaque d’une base américaine à la frontière jordano-syrienne perpétrée il y a quelques jours et ayant entraîné la mort de 3 soldats et la blessure de 25 autres.
Washington a tenu pour responsable la «Résistance islamique en Irak» pour l’attaque, qualifiée de «la plus forte» contre les États-Unis depuis la guerre israélienne contre la bande de Gaza en date du 7 octobre.
Depuis le début de la guerre israélienne contre Gaza et les désastres humanitaires et sanitaires qui en ont résulté, la région connaît une escalade des tensions et des échanges de frappes entre Israël, ses deux principaux alliés, les États-Unis et le Royaume-Uni, et des groupes armés soutenant les mouvements de résistance à Gaza qui sont le groupe libanais du Hezbollah, le groupe yéménite des Houthis et la «résistance islamique en Irak» soutenue par l'Iran.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni